SPP et cancer du sein

Vous vous demandez comment je peux intervenir dans le cancer du sein ?

La SPP permet de calmer:

- les nausées dues à la chimiothérapie par un travail de drainage sur le foie et l'estomac qui sont mis à mal par les traitements chimiques

- les brûlures du cuir chevelu lors de la perte des cheveux par un massage très doux du cuir chevelu afin de relâcher les tensions

- les brûlures des zones traitées par la radiothérapie par un massage très doux des zones lésées

- les insomnies, la gestion du stress, les articulations douleureuses qui sont les conséquences des différents traitements par un travail de respiration, de cohérence cardiaque et de relaxation du corps dans son ensemble sans oublier l'esprit.

Le cancer du sein

La cohérence cardiaque ou la puissance du lien entre cœur et cerveau

On n'imagine pas à quel point notre cœur est relié à notre cerveau. Le cœur compte pas moins de 100 000 cellules neuronales qui influencent notre cerveau. Ce pouvoir du cœur sur nos émotions et notre cerveau a été au cœur des travaux de l'institut HeartMath Institute de Californie (Etats-Unis) qui a développé la cohérence cardiaque à la fin des années 1990.

Cette technique de relaxation se base sur des exercices de respiration pour ralentir notre rythme cardiaque, qui a tendance à s'emballer au moindre bouleversement émotionnel. En agissant ainsi sur son cœur, il est possible de gérer son état émotionnel et d'améliorer son bien-être physique et psychique (moins de stress, meilleur sommeil, meilleure concentration, etc), dixit les fondateurs de la méthode. Celle-ci a fait tache d'huile puisqu'elle est aujourd'hui employée dans de nombreux cabinets de thérapeutes comme outil thérapeutique complémentaire à d'autres au même titre que les thérapies cognitivo-comportementales (TCC),la méditation en pleine conscience (mindfulness) ou l'hypnose.

Cette cohérence cardiaque a inspiré Sébastien Kochman qui a créé au sein d'Ubisoft O.zen, le premier "serious game".

- Le concept : permettre au grand public, joueurs et non joueurs, de faire de la cohérence cardiaque un compagnon anti-stress de tous les jours à partir d'une application associée à un capteur et une application web.

- Le principe : dans la peau d'un petit poisson, on s'entraîne à équilibrer son rythme cardiaque en suivant la courbe de notre respiration.

Les découvertes de L’institut HeartMath

L’institut HeartMath publie en 1995 sa découverte sur la forte influences du cœur sur les émotions, et comment les signaux du cœur peuvent être utilisés pour ramener le calme dans l’ensemble du corps, cerveau compris. Nous appellerons cela de la facilitation cognitive. Ceci nous donne alors la possibilité de pouvoir être clair dans nos décisions, fluide dans nos pensées et bien contrôler notre environnement.

En effet, les chercheurs ont démontré que le cœur est une composante clé du système émotionnel. Les signaux générés par son activité rythmique jouent un rôle majeur dans la détermination de la qualité de nos expériences émotionnelles. Les signaux du cœur impactent profondément les fonctions cognitives en vertu d’un réseau de communication entre le cœur et le cerveau.

Enfin, les études menées à l’Institut HeartMath ont même indiqué que le cœur semble jouer un rôle clé dans l’intuition. Bien qu’il y ait encore beaucoup à être compris, il semble que les associations séculaires du cœur à la pensée, du sentiment, et un aperçu peut en effet avoir une base scientifique.

Comment le cœur influence notre pensée

La plupart d’entre nous ont appris à l’école que le cœur doit s’adapter aux « ordres » envoyés par le cerveau sous la forme de signaux neuronaux. Dans la réalité le cœur envoie plus d’informations au cerveau que le cerveau n’en envoie au cœur ! Ces signaux cardiaques ont un effet significatif sur la fonction cérébrale. Ils influent sur le traitement émotionnel ainsi que sur les facultés cognitives comme l’attention, la perception, la mémoire et la résolution de problèmes.

En d’autres termes, non seulement le cœur s’adapte à la demande du cerveau, mais le cerveau réagit aussi en permanence au cœur.

L’effet de l’activité cardiaque sur la fonction cérébrale a fait l’objet de recherches intensives depuis environ les 40 ans. Les recherches avaient portées principalement sur les réactions de l’activité cardiaque sur un temps très court. Les scientifiques de l’Institut HeartMath ont étendu leur recherche en regardant comment l’activité cardiaque affecte le fonctionnement du cerveau.

Les recherches HeartMath ont démontré que différents modes de l’activité cardiaque (qui accompagnent les différents états émotionnels) ont des effets distincts sur la fonction cognitive et émotionnelle. Lors d’un stress ou lorsque apparaissent des émotions désagréables, la courbe du rythme cardiaque devient irrégulière et désordonnée. Les signaux neuronaux du cœur qui vont vers le cerveau inhibent les fonctions cognitives supérieures. Cela limite notre capacité à penser clairement, se souvenir, apprendre, raisonner et prendre des décisions efficaces. (Cela explique pourquoi nous agissons de manière impulsive et imprudente quand nous sommes sous stress.). Le cœur durant l’apparition des émotions stressantes ou négatives a également un effet profond sur le processus d’apprentissage du cerveau en renforçant l’expérience émotionnelle de stress.

A l’opposé, lors d’émotions agréables, le graphe du rythme cardiaque est plus ordonné et stable. Il a alors l’effet inverse : il optimise les fonctions cognitives et renforce des sentiments agréables et notre stabilité émotionnelle. Cela signifie qu’apprendre à générer une plus grande cohérence cardiaque, en soutenant des émotions agréables ou positives, non seulement a des avantages de l’ensemble du corps, mais affecte aussi profondément la façon dont nous percevons, pensons, sentons, et agissons.

Le rythme du cœur est naturellement irrégulier

La majorité des personnes pense que le cœur au repos fonctionne un peu comme un métronome, battant régulièrement, avec un rythme régulier. Les scientifiques et les médecins savent maintenant, que c’est loin d’être le cas. La courbe du rythme cardiaque d’une personne en bonne santé, au repos, est en étonnamment irrégulière, avec un intervalle de temps entre deux battements consécutifs en constante évolution. On appelle cela, la variabilité du rythme cardiaque (VRC).

La variabilité du rythme cardiaque est une mesure, battement par battement, des modifications du rythme cardiaque. Ce diagramme montre trois battements cardiaques enregistrés sur un électrocardiogramme (ECG). Notez que la variation de l’intervalle de temps entre deux battements consécutifs est différente, ce qui donne un rythme cardiaque distinct (en battements par minute) pour chaque intervalle de battements.

La variabilité de la fréquence cardiaque normale est due à l’action synergique de ces deux branches du système nerveux autonome (SNA)-la partie du système nerveux qui régule la plupart des fonctions internes du corps. Le système nerveux sympathique agit pour accélérer le rythme cardiaque, tandis que le système parasympathique (nerf vague) le ralentit. Les branches sympathique et parasympathique du SNA sont continuellement en interaction pour maintenir l’activité cardio-vasculaire dans une plage optimale et pour permettre des réactions appropriées face à l’évolution de conditions externes et internes. L’analyse de la variation du rythme cardiaque sert donc de fenêtre dynamique dans la fonction et l’équilibre du système nerveux autonome.

Quand on mesure le pouls, les variations en temps réel de la fréquence cardiaque sont généralement négligées (par exemple, lorsque votre médecin prend votre pouls pendant une certaine période de 15 s et déduit son battements par minute). Cependant, les technologies emWave vous permettent d’observer l’évolution du rythme cardiaque en temps réel. Avec la captation de votre pouls, il fournit une image de votre VRC-en retraçant les accélérations et les ralentissements naturels de votre rythme cardiaque de manière continue.

Pourquoi la Variabilité du Rythme Cardiaque (VRC) est importante?

Les scientifiques et les médecins considèrent aujourd’hui que la VRC être un indicateur important de santé et de bien-être. En tant que marqueur de résistance physiologique et de souplesse de comportement, il reflète notre capacité à nous adapter efficacement au stress et aux exigences environnementales. Pour illustrer ce point de vue: Le cœur est comme un joueur de tennis sur le point de recevoir une balle de service. L’adaptation doit être rapide, quasi instantanée. Chez des individus sains le cœur est également sensible et résistant, préparé et prêt à réagir si nécessaire.

La VRC est aussi un marqueur du vieillissement biologique. Notre variabilité du rythme cardiaque est plus élevée lorsque nous sommes jeunes. En prenant de l’âge, l’amplitude de variation de notre fréquence cardiaque au repos diminue. Bien que le déclin lié à l’âge soit un processus naturel, une VRC anormalement basse pour la tranche d’âge est associée à un risque accru de problèmes de santé futurs et de mortalité prématurée. Une VRC faible est également observée chez les individus avec un large éventail de maladies et de troubles. En réduisant le stress induit par l’usure du système nerveux et en facilitant les processus de régénération naturelle du corps, la pratique régulière de la cohérence cardiaque avec les méthodes HeartMath et adaptée par PI CONSEIL peuvent aider à rétablir une VRC faible à des valeurs saines.

Les graphiques du cœur lié aux émotions

De nombreux facteurs influent sur l’activité du Système Nerveux Autonome (SNA), et donc influencent la VFC. Il s’agit notamment de notre respiration, des exercices physiques, et même de nos pensées. Les recherches à l’Institut HeartMath ont montré que nos sentiments et nos émotions correspondent au facteur le plus important qui affecte le rythme cardiaque.

Les chercheurs ont montré que les émotions que nous vivons affectent directement notre rythme cardiaque. Cela nous apprend beaucoup sur la façon dont notre corps fonctionne.

En général, les états émotionnels liés au stress, comme la colère, la frustration et l’anxiété donnent lieu à des graphes irréguliers qui semblent erratiques: la forme d’onde VRC ressemble à une série de dénivelé, pics déchiquetés. Les scientifiques appellent cela un modèle incohérent.

Physiologiquement, ce modèle indique que les signaux produits par les deux branches du SNA ne sont pas synchronisés entre elles. C’est comme si nous conduisions une voiture simultanément en appuyant sur la pédale d’accélérateur (le système nerveux sympathique) et sur la pédale de frein (le système nerveux parasympathique).

Cela crée une conduite saccadée, consomme plus d’énergie (40 fois plus pour le corps humain), et n’est pas idéal pour a longévité de la voiture. De même, l’activité physiologique, associée aux émotions stressantes, fonctionne inefficacement, épuise notre énergie et produit une usure additionnelle sur tout le système.

Cela est particulièrement vrai si les émotions désagréables sont liées au stress, se prolongent dans le temps ou sont expérimentées souvent.

En revanche, les émotions agréables envoient un signal très différent. Quand nous éprouvons authentiquement des émotions comme l’appréciation, la joie, l’intérêt pour l’autre et l’amour; notre rythme cardiaque devient très ordonné, cohérent. La courbe est lisse, formée d’ondes harmonieuses. C’est ce qu’on appelle la cohérence cardiaque. Quand nous sommes dans un rythme cardiaque cohérent, l’activité des deux branches du SNA est synchronisée et les systèmes physiologiques fonctionnent harmonieusement et avec une efficacité accrue. Il n’est pas étonnant que nous nous sentions biens quand nous éprouvons des émotions agréables – ces émotions aident ils réellement les systèmes physiologiques à nous synchroniser et mieux travailler.

La Cohérence cardiaque : un état de fonctionnement optimal

L’Institut de recherche HeartMath a montré que le fait de maintenir des émotions agréables durant quelques minutes facilite le passage du corps entier dans une situation bienfaisante et que cet état est scientifiquement mesurable.

Nous l’appellerons cohérence psychophysiologique, car elle est caractérisée par un niveau d’harmonie élevé dans les processus psychologique (mentaux et émotionnels) et physiologique (corporels).

La Cohérence psychophysiologique est l’état de fonctionnement optimal. La recherche montre que lorsque nous activons cet état, nos systèmes physiologiques fonctionnent plus efficacement, nous faisons l’expérience d’une plus grande stabilité émotionnelle, et nous gagnons aussi en clarté mentale et plus généralement en amélioration des fonctions cognitives.

Plus simplement, notre corps et notre cerveau fonctionne mieux, nous nous sentons mieux, et nous avons de meilleurs résultats.

Physiologiquement, l’état de cohérence est marqué par le développement d’une onde lisse, sinusoïdale-comme le tracé de la variabilité du rythme cardiaque précédent. Ce schéma caractéristique, appelé la cohérence du rythme cardiaque, est le principal indicateur de l’état cohérence psychophysiologique.

Un certain nombre d’importants changements physiologiques se produisent pendant la cohérence. Les deux branches du SNA se synchronisent. Il y a un changement global de l’équilibre du système nerveux autonome avec une activité parasympathique accrue.

Le rythme généré par le cœur agit comme une courroie de transmission, qui grâce à elle synchronise un certain nombre de systèmes physiologiques corporels. Enfin, il y a une augmentation de la synchronisation entre le cœur et le cerveau.

La cohérence n’est pas de la relaxation, ni de la méditation,…

Un point important est que l’état de cohérence est à la fois psychologiquement et physiologiquement distinct de l’état de relaxation. Au niveau physiologique, la relaxation est caractérisée par une réduction globale d’envoi d’informations du cerveau par le système nerveux autonome. Ceci a comme conséquence de réduire la VRC et augmenter l’activité parasympathique.

La cohérence cardiaque est également associée à une augmentation relative de l’activité parasympathique, englobant ainsi un élément clé de la réponse de relaxation, mais il est physiologiquement distinct de la relaxation parce que le système oscille à sa fréquence de résonance naturelle. Cette résonance est augmentée par la dynamique cœur – cerveau.

Cette différence importante entre relaxation et cohérence cardiaque se reflète très clairement dans leurs spectres de fréquence. Par ailleurs, contrairement à la relaxation, l’état de cohérence n’implique pas nécessairement une baisse du rythme cardiaque, une perte de vigilance, ou un changement de l’amplitude de VRC. Elle est plutôt essentiellement marquée par un changement dans la structure du graphe du rythme cardiaque.

Non seulement il y a des différences physiologiques fondamentales entre la relaxation et la cohérence, mais les caractéristiques psychologiques de ces états sont également très différents. La relaxation est un état de basse énergie dans lequel l’individu repose à la fois le corps et l’esprit, en se désengageant de processus cognitifs et émotionnels.

En revanche, la cohérence implique généralement la participation active des émotions agréables. Psychologiquement, la cohérence est vécue comme un état de calme et d’équilibre. Nous sommes pourtant pleins d’énergie et réactifs. Ce qui est propice à un fonctionnement quotidien, y compris dans l’exécution de tâches nécessitant une acuité mentale, de la concentration, la résolution de problèmes et la prise de décision, ainsi que l’activité physique et la coordination.

Le rôle de la respiration et la fréquence 5 – 5

Une autre distinction importante concerne la compréhension du rôle de la respiration dans la génération de la cohérence cardiaque et de sa relation avec les techniques. Parce que les façons de respirer modulent le rythme cardiaque, il est possible de générer un rythme cardiaque cohérent par la simple inspire-expire régulière à un rythme de 10 secondes (5 secondes sur l’inspiration et 5 secondes sur l’expiration).

En France, nous utilisons une technique scientifiquement bien validé qui s’appelle la manœuvre. La respiration intervient seulement pour démarrer le changement d’état.

Le changement émotionnel est un élément clé de l’efficacité des techniques. Les émotions agréables sont utiles pour positionner
le cœur à sa fréquence de résonance naturelle (qui se situe entre 0.05 Hz à 0.15 Hz). Cela permet ainsi à la cohérence psychophysiologique d’émerger et de se maintenir naturellement, sans concentration mentale consciente sur notre rythme de respiration.

L’activité du cœur est l’un des principaux facteurs qui influence notre rythme respiratoire et non l’inverse. Lorsque le rythme cardiaque passe à la cohérence à la suite d’un changement d’état émotionnel, notre rythme respiratoire se synchronise automatiquement avec le cœur, ce qui renforce et stabilise le passage à la cohérence de l’ensemble du corps.

De plus, les techniques utilisant les émotions agréables confèrent un éventail beaucoup plus large d’avantages que ceux généralement obtenus par la respiration seule. Il s’agit notamment de changements plus profonds de perception et d’émotion, l’accès accru à l’intuition et la créativité, des améliorations de performance cognitives et des changements favorables dans l’équilibre hormonal.

Pour trouver tous ces avantages, il est donc important d’apprendre à « s’auto-activer » et maintenir une émotion agréable pendant un temps significatif. Toutefois, pour les utilisateurs qui ont d’abord avoir de la difficulté à atteindre ou maintenir la cohérence, ils peuvent pratiquer un exercice respiratoire simple : la manœuvre vagale. « L’objectif est de stimuler l’action de ralentissement du système nerveux parasympathique. Cet exercice se pratique en quatre phases :

  1. Expiration      simple sans effort : je relâche l’air sans forcer.
  2. Inspiration      légère sans effort.
  3. Rétention      : je garde l’air un petit moment dans mes poumons.
  4. Relâchement      respiratoire sans effort.

Cet exercice entraîne instantanément un ralentissement de la fréquence et une diminution de la force contractile du muscle cardiaque, que l’on peut constater (avec un peu d’entraînement) en prenant son pouls. Une fois que l’on s’habitue à générer une cohérence et se familiarise avec la façon dont on se sent, nous pouvons alors commencer à pratiquer la respiration avec un sentiment agréable afin d’améliorer notre ressenti et bien faire la récolte des avantages. Finalement, avec de la pratique, la plupart des gens sont capables de passer dans la cohérence en activant directement une émotion agréable.

Alors que le cœur est certainement une pompe remarquable, fait intéressant, ce n’est que depuis les trois derniers siècles, que la fonction cardiaque a été définie (par la pensée scientifique occidentale) comme seule celle de pomper le sang. Historiquement, dans presque toutes les cultures du monde, le cœur a eu un rôle beaucoup plus polyvalent dans le système humain, étant considéré comme une source de sagesse, perspicacité spirituelle, centre de la pensée et de l’émotion.

Curieusement, la recherche scientifique au cours des dernières décennies a commencé à fournir la preuve que beaucoup de ces associations peuvent ainsi être plus que des métaphores. Ces développements ont conduit la science à réviser de nouveau et à élargir sa compréhension du cœur et le rôle de cet organe étonnant.

Dans le domaine de la neurocardiologie, par exemple, les scientifiques ont découvert que le cœur possède son propre système nerveux intrinsèque, un réseau de nerfs fonctionnellement sophistiqué décrits comme le « cerveau du cœur » contenant plus de 40 000 neurones, ce petit » cerveau « donne au cœur la capacité d’évoluer de façon indépendante, traiter l’information, prendre des décisions, et même de démontrer un type d’apprentissage et de mémoire. En substance, il semble que le cœur soit vraiment un système intelligent.

La recherche a également révélé que le cœur est une glande hormonale qui affecte profondément le cerveau et le fonctionnement du corps. Le cœur produit l’ocytocine bien connue comme l’hormone d’attachement. La science a à peine commencé à comprendre les effets des champs électromagnétiques produits par le cœur, mais il est évident que l’information contenue peut jouer un rôle vital de synchronisation dans le corps humain et que cela peut affecter les autres personnes de notre entourage.

La recherche a également montré que le cœur est une composante clé du système émotionnel. Les scientifiques savent maintenant que le cœur ne répond pas seulement à l’émotion, mais que les signaux générés par le cœur jouent effectivement un rôle majeur dans la détermination de la qualité de nos expériences émotionnelles en temps réel.

Ces signaux du cœur impactent profondément la perception de notre environnement et les fonctions cognitives en vertu d’un réseau de communication étendue avec le cerveau. Enfin, de rigoureuses études électrophysiologiques menées à l’Institut HeartMath ont même indiqué que le cœur semble jouer un rôle clé dans l’intuition. Bien qu’il y ait encore beaucoup de choses à comprendre, il semble que les associations séculaires du cœur et de la pensée, du sentiment, représentent un aperçu de tout ce qui nous reste à découvrir.

Où pratiquer ses exercices de cohérence cardiaque ?

Dans les transports en commun, dans une file d'attente, au bureau, toutes les occasions sont bonnes pour prendre quelques minutes pour se recentrer sur ses sensations et prendre le temps de respirer profondément. Frédéric Kochman, pédopsychiatre et spécialiste de la cohérence cardiaque, qui a participé au projet, nous donne quelques exercices pour se sentir plus zen au quotidien en équilibrant son rythme cardiaque. Alors, à vous de jouer !

Exercice d'ancrage sur sa respiration

On se met dans un endroit calme et on se recentre sur sa respiration. On compte dans sa tête cinq secondes sur l'inspiration et on expire cinq secondes sur l'expiration. Une minute suffit pour ressentir des résultats et se sentir plus détendue.

Exercice de l'inspiration-expiration en image

Sur l'inspiration, on imagine des bulles d'air pur qui viennent des montagnes qui oxygènent son cœur et par extension son organisme.

A l'expiration, on imagine que notre cœur est recouvert d'une poussière noire comme une suie qui correspond au stress de la journée et aux émotions négatives engrangées. On souffle sur son cœur, ce qui va le nettoyer de toute cette pollution émotionnelle comme sous l'effet d'un karcher. Au fur et à mesure des expirations, peut-être 30 ou 40 expirations, on visualise le cœur se purifier jusqu'à le sentir totalement "lavé". Cet exercice chasse symboliquement le stress.

Exercice du plein d'amour

A l'inspiration, on imagine la bulle d'air pur qui vient dans le cœur et à l'expiration, on visualise un moment "d'amour" en sollicitant tous les sens. Cela peut être de penser sur le temps de l'expiration à son partenaire, ses enfants, un moment de bonheur qu'on a vécu en repensant aux couleurs, l'odeur, ...

Exercice de l'écran chiffré

On inspire et sur l'expiration, on imagine un écran face à nous sur lequel s'inscrit le chiffre 1. Puis on inspire de nouveau et à la seconde expiration, on visualise sur le même écran le chiffre deux, et ainsi de suite jusqu'à atteindre le chiffre 10 au bout de 10 expirations.

L'idée est de réussir à se focaliser sur l'écran et de remplacer toutes ses pensées parasites par cet écran chiffré. Mais il est normal de ne pas réussir à aller jusqu'à 10 et d'avoir l'esprit distrait. On laisse alors les pensées venir comme une vague et on se recentre sur l'écran.

Exercice de la situation idéale

On choisit une situation qui nous tétanise : par exemple, pour un professeur, cela peut être de donner des cours à un amphithéâtre bondé d'étudiants. On inspire et on expire en visualisant non pas cette situation paralysante mais la situation idéale, en l'occurrence dans notre exemple, d'être un professeur très à l'aise, souriant et parfaitement dans son élément face à son auditoire. Cette visualisation positive calquée sur l'exercice de cohérence cardiaque (5 secondes de visualisation sur l'expiration) permet de reprogrammer positivement son cerveau.

 

Les différents types de cancer et leurs traitements

La reconstruction mammaire fait partie intégrante de la prise en charge du cancer du sein. C'est une réparation chirurgicale des conséquences du traitement initial du cancer du sein.
Elle concerne le plus souvent les femmes après une chirurgie mammaire non conservatrice (mastectomie), et beaucoup y ont recours.
Mais elle peut aussi concerner les femmes après un traitement conservateur (mastectomie partielle, tumerectomie, segmentectomie ou oncoplastie), lorsque les résultats esthétiques ne vous satisfont pas ( différence de forme ou de volume marquée entre les deux seins ou déformation importante du sein traité). Elle peut être effectuée sur le sein opéré, le sein non opéré, ou les deux afin de "symétriser" leurs aspects.

La reconstruction mammaire dans le cadre du cancer du sein est prise en charge par la sécurité sociale dans le cadre de l'ALD.

Les motivations d'une reconstruction mammaire

Des motivations diverses peuvent conduire une femme à choisir la reconstruction mammaire:
- le désir de combler la perte du sein, vécue, parfois, comme une mutilation
- le souhait de ne pas porter une prothèse mammaire externe
- l'envie de se sentir plus désirable et à l'aise dans son corps et de l'image que l'on s'en fait
- la volonté d'oublier ce qui rappelle le cancer du sein
- la possibilité de varier sa garde-robe et surtout ses sous-vêtements...

Mais certaines femmes ne ressentent pas le besoin d'effectuer cette reconstruction.

Ce choix est personnel et les raisons le sont également. Votre chirurgien est là pour vous en parler et vous donner l'information nécessaire à ce choix mais nullement de décider pour vous.


Les différentes modalités de reconstruction

La reconstruction mammaire est soit immédiate, soit différée (ou secondaire).

Elle se fait parfois dans le même temps opératoire que la chirurgie du cancer, c'est la reconstruction immédiate, mais parfois après les différents traitements du cancer, au cours d'une nouvelle intervention, c'est alors une reconstruction différée ou secondaire. C'est le cas lorsqu'une radiothérapie externe est nécessaire par exemple.

Dans d'autre cas, vous pouvez choisir le moment qui vous semble le plus adapté.

Une information complète doit vous être donnée afin de motiver votre décision.

Mais la faisabilité de la reconstruction immédiate dépend avant tout de critères médicaux, toutes les patientes ne peuvent avoir ce choix car dans certaines situations, seule la reconstruction secondaire sera possible.

La reconstruction du sein immédiate :

Elle a l'avantage de pouvoir être faite durant la première intervention, et ainsi éviter une chirurgie complémentaire.
Elle engendre souvent moins de stress émotif car l'absence du sein est moins marquante.
La reconstruction immédiate met cependant en œuvre une technique plus complexe et dure plus longtemps qu'en différée.
Psychologiquement, le sein reconstruit n'étant jamais le même sein enlevé, le résultat de la reconstruction immédiate peut être plus difficile à accepter.

Elle nécessite soit une double équipe (chirurgien sénologue et chirurgien plasticien) soit une double compétence du chirurgien sénologue.

La reconstruction du sein différée :

Elle est plus souvent utilisée.
Ses avantages:
- souvent plus simple
- elle n'interfère pas avec les traitements du cancer
- elle vous permet de vous concentrer pleinement sur votre traitement puis de décider plus tard si vous souhaiterez une reconstruction
- elle vous donne le temps d'accepter la perte du sein, ce qui peut vous aider à accepter le sein reconstruit
- elle vous permet de réfléchir aussi aux différentes techniques possibles.
Ses inconvénients:
L'inconvénient le plus important, est de devoir recommencer une prise en charge chirurgicale à distance de tous les traitements et de votre première intervention.
De plus, il faut devoir supporter l'absence de sein, et le port d'une prothèse externe.

Les points communs:

Il est très rare qu'une seule intervention suffise à obtenir un sein reconstruit satisfaisant. Il est fréquemment nécessaire d'effectuer des "retouches" soit pour le sein reconstruit, soit pour le sein opposé, soit pour les deux, soit pour l'aréole ou le mamelon.

Le type de reconstruction

Il existe principalement deux techniques de reconstruction mammaire, soit par l'utilisation d'une prothèse interne (implant mammaire), soit par l'utilisation de tissus provenant d'autres parties du corps (reconstruction par lambeau).
Mais d'autres techniques deviennent validées dans la reconstruction comme le lipomodelage, qui consiste à prélever de la graisse sous-cutanée (au ventre ou aux cuisses) et de réinjecter une partie sur la zone que l'on veut réparer pour que les cellules graisseuses se greffent.
L'ensemble de ces techniques sont souvent associées.

Le choix de la technique dépend de nombreux critères:

- de l’étendue de la chirurgie du cancer et de la quantité de tissu retirée du sein ;
- des traitements complémentaires, comme la radiothérapie, qui peut engendrer des changements cutanés ;
- de la quantité de tissu disponible pour la reconstruction ;
- de la santé du tissu dans la région à reconstruire ;
- de la taille et de la forme de l’autre sein ;
- de votre état de santé général et de vos troubles de santé existants éventuels ;
- de votre constitution corporelle ;
- de vos préférences et de vos attentes.

De manière générale, 70 à 80 % des reconstructions sont effectuées par prothèse. L’alternative est le recours aux techniques de lambeaux musculo-cutanés.

Toutes les techniques de reconstruction mammaire s'achèvent par la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire qui vient "finaliser la reconstruction du sein. Cette étape est importante pour "s'approprier" définitivement son sein reconstruit!

 
Les étapes de la reconstruction

Quelle que soit la méthode retenue, une reconstruction mammaire nécessite le plus souvent deux ou trois interventions, avec un intervalle de 3 à 6 mois entre chacune d’entre elles.

La première opération a pour but de reconstruire le volume du sein.
La seconde consiste à harmoniser les deux seins afin d’améliorer le résultat esthétique. Dans ce cadre, une chirurgie du sein « non malade » est parfois nécessaire.
La troisième, qui peut parfois être groupée avec la seconde, consiste à refaire la zone de l’aréole et du mamelon.

Mais chaque cancer est particulier et nécessite une reconstruction appropriée (immédiate ou différée, par implant ou par lambeau). Au cours de la consultation et après vous avoir examinée, le chirurgien vous explique la ou les techniques les mieux adaptées à votre situation. Un temps de réflexion vous est toujours proposé afin de vous familiariser avec les options proposées.

La reconstruction par prothèse est une technique de reconstruction mammaire.

C'est le mode de reconstruction le plus simple et le plus fréquent, à condition que la peau et le muscle pectoral soient de qualité.
Elle est souvent précédée d'une expansion tissulaire grâce à une prothèse temporaire qui sera "gonflée", c'est l'expandeur.
L'intervention chirurgicale a pour but de reconstituer un volume et le contour du sein par la mise en place d'une prothèse ou un expandeur, au-dessous du muscle pectoral, afin de protéger la peau du frottement de la prothèse.
Elle ne constitue que l'un des temps de la reconstruction mammaire complète. Il est nécessaire, lors de l'utilisation d'un expandeur, de ré intervenir une fois le volume d'expansion atteint, afin de mettre la prothèse définitive.
De plus, il sera nécessaire, si vous le souhaitez, d'effectuer la reconstruction de l'aréole et du mamelon.
Le sein contro-latéral doit souvent bénéficier d'une correction soit de son volume soit de sa ptose, pour obtenir une symétrisation.

Comme toute reconstruction après mastectomie, dans le cadre du cancer du sein, elle est prise en charge par la CPAM.

Attention: Le but de cette chirurgie est d'apporter une nette amélioration sans toutefois prétendre à la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction!


Indications

L'indication d'une reconstruction par prothèse ou expandeur est posée lorsqu'il existe l'indication d'une mastectomie totale (ablation du sein complète nécessaire pour traiter le cancer du sein).

La reconstruction mammaire par prothèse est une technique de reconstruction qui peut être proposée soit en immédiat soit en différé.

La reconstruction mammaire n'est jamais une obligation, mais votre souhait. L'utilisation d'une prothèse externe, mise dans le soutien-gorge, est une alternative.

Les types de prothèses:
Il existe plusieurs types de prothèses.
Elles sont toutes constituées d'une enveloppe en élastomère de silicone. D'autres enveloppes secondaires viennent "protéger" leur contenu.
Elles sont remplies soit de sérun physiologique (eau salée), soit de gel de silicone trés cohésif (donnant une consistance au sein plus naturelle).
Elles sont soit rondes ou soit anatomique (c'est à dire qu'elle ressemble à la forme du sein avec une projection dans sa moitié inférieure).
Leur enveloppe externe est soit lisse, soit texturée (c'est à dire un peu rugueuse pour diminuer les risqus de rotation).

L'expandeur sera lui remplit au sérum physiologique grâce à l'injection directement dans la prothèse (valve intégrée et repérée grâce à un système d'aimant) ou dans une valve à distance mise souvent sur le côté, sous la peau.


Modalités

L’intervention se déroule le plus souvent sous anesthésie générale.
Au préalable, l'anesthésiste procède souvent à la pose d'un cathéter local pour apporter une anesthésie locale durant l'intervention en plus de l'anesthésie générale, et une analgésie (calmants) postopératoire, c'est le cathéter pour bloc para vertébral.

Pour la reconstruction immédiate, l'intervention commence par la chirurgie du cancer:
L’incision est oblique, en forme d’ellipse, la plus basse possible afin de ne pas être visible dans le décolleté.
La cicatrice est peu visible mais dépend de la façon de cicatriser et de la position du cancer initial.
Ce geste est souvent complété par un curage axillaire ou le prélèvement d'un ganglion sentinelle.

Pour la reconstruction différée, l'intervention réutilise la cicatrice de mastectomie initiale.

La reconstruction consiste à mettre en place sous la peau et le muscle pectorale, soit une prothèse définitive lorsque cela est possible, soit une prothèse d'expansion (expandeur).

La position sur la table d'intervention est allongée puis semi-assise, le bras du côté du sein opéré est à 90°.


En pratique

Lors de l’organisation de votre intervention, une consultation d’anesthésie est programmée, elle est indispensable et aura lieu, au minimum, 48 heures avant.

Lors de cette consultation, le médecin anesthésiste fait le point avec vous sur les modalités d’anesthésie (anesthésie générale, ou rarement locorégionale), vérifie la faisabilité, évalue les risques et vous prescrit un bilan sanguin pour vérifier sa normalité.
Lors de votre consultation, un dossier administratif dit de « préadmission » sera effectué pour éviter trop de formalités lors de votre hospitalisation. Pour cela, il vous sera demandé de fournir votre identité, votre carte vitale, votre carte mutuelle, et le dossier préparé lors de l’organisation de votre intervention par votre chirurgien et sa secrétaire.

Un champ opératoire est effectué. Il est nécessaire de supprimer les poils du creux axillaire (creux sous le bras) et les poils éventuels de l'aréole du sein. Cette préparation peut être faite par vos soins la veille, en évitant le rasage pour ne pas faire de microcoupures de la peau.

L’entrée se fait généralement la veille, ou plus rarement le matin même de l’intervention.

Vous devez être impérativement à jeûn depuis minuit la veille, c’est à dire sans manger, ni boire, ni fumer, si vous rentrez le matin même. Certains médicaments peuvent être pris selon les recommandations de l’anesthésiste uniquement.

Votre hospitalisation nécessite que vous apportiez vos affaires, comme une tenue de lit, une trousse de toilette, vos serviettes de bain, et tout ce que vous souhaitez.

De plus si un soutien-gorge postopératoire à été prescrit, il est impératif de l'amener avec vous!

Il est recommandé de ne pas apporter trop d’objets de valeur…

Attention, l'arrêt du tabac est impératif avant toute reconstruction car il peut nuire à la cicatrisation et favoriser des complications!


Déroulement

Avant de partir au bloc opératoire: votre dossier est re contrôlé par l’équipe soignante.
Souvent, un médicament vous est donné (prescrit par le médecin anesthésiste) pour vous « relaxé », c’est la pré-médication.
Un brancardier vous emmène au bloc opératoire).

Avant de commencer l’intervention: une perfusion sera posée (petit tuyau dans une veine pour passer les médicaments nécessaires à votre anesthésie et à votre intervention. Si un bloc para vertébral est prescrit, il sera posé avant l'intervention, en salle d'anesthésie locorégionale.

Votre dossier est à nouveau vérifié et l’équipe chirurgicale vous posera à nouveau des questions sur votre identité, le type de chirurgie prévue, le côté opéré… c’est la « check-list » mise en place pour améliorer votre sécurité, c’est la même partout en France. Nous demandons aussi aux patientes de marquer au feutre le dos de la main du côté opéré, afin de multiplier les sécurités de latéralité.

Vous serez installé dans la salle d’intervention, et commencera votre anesthésie.

Durée de l’intervention : La reconstruction par prothèse ou expandeur dure entre une à deux heures mais peut s'y associé le temps de la mastectomie totale en situation immédiate.

Après l’intervention : Une perfusion est laissée en place pour 24 à 48 heures.
Souvent un petit tuyau appelé drain, est mis pour éviter la constitution d’un hématome ou d’une lymphocèle.
Juste après l’intervention, vous séjournerez en salle de réveil durant deux heures environ, puis un brancardier vous ramènera dans votre chambre.
Des antalgiques (calmants) puissants sont prescrits, au début par la perfusion et souvent avec une pompe automatique, puis par comprimés.
Dans certains cas le médecin anesthésiste a posé avant l'intervention un cathéter au niveau des nerfs qui couvrent le site de la chirurgie afin de passer un calmant directement au contact. C'est l'analgésie locorégionale appelée analgésie paravertébrale.
Des anticoagulants seront faits, si nécessaire, par injection pour éviter des caillots dans les veines (phlébites).
Le port du soutien-gorge postopératoire, s'il y a lieu, sera effectué dès le retour du bloc opératoire selon les consignes du chirurgien.

Durée d’hospitalisation : variable selon le drainage en place, mais en moyenne entre 3 et 5 jours.

A votre sortie: vous passerez par le service administratif, qui clôturera votre dossier administratif et vous remettra différents documents, dont un bulletin d’hospitalisation important à conserver.


Post-opératoire

Suites normales :
La douleur est relativement forte mais répond aux antalgiques prescrits. Des ordonnances vous sont remises comportant des antalgiques et parfois des anticoagulants qu’un(e) infirmier(e) vous fera à la maison par injection sous la peau, pour un durée variable selon les risques (en moyenne une semaine).
Rarement des soins pourront être prescrits, le plus souvent l'application simple d'une solution désinfectante est à faire.

Consignes :
Le repos est nécessaire après l’intervention. Il sera progressivement adapté à votre condition.
Ne pas porter de charges lourdes les quinze premiers jours.
Il faut éviter d'effectuer des mouvements répétés et amples surtout si l'intervention c'est associée à un curage axillaire (recommandations sur la page curage axillaire) mais vous ne devez pas non plus bloquer le bras !
La douche est bien sûr autorisée.
Le port d'un soutien-gorge postopératoire sera nécessaire. Il est impératif de suivre les recommandations de votre chirurgien.

Arrêt de travail : Celui-ci est fait à votre sortie. C’est une prolongation car votre hospitalisation fait partie de votre arrêt, il est donc nécessaire de fournir avec, un « bulletin de situation » remis à votre sortie. La convalescence est souvent de 15 à 21 jours. L'activité sportive est suspendue pour un à deux mois.

La visite post-opératoire est effectuée en générale entre dix à quinze jours après. C’est généralement votre chirurgien qui vous revoit. Elle est nécessaire pour vous donner l'ensemble de vos résultats si besoin et de vous évoquer les suites à donner, s'il y a lieu.

Pour les expandeurs, le gonflement de la prothèse sera nécessaire. Il commencera dès la première consultation pour finir par obtenir un volume supérieur au sein controlatéral. Une fois obtenu le volume souhaité, il est nécessaire d'attendre environ 3 mois pour éviter une retraction secondaire, avant de réopérer pour la mise en place de la prothèse définitive.

Signes d'alerte

Tout évènement qui vous inquiète doit vous faire contacter votre médecin traitant ou votre chirurgien.
De façon classique, une fièvre > 38°C5 à deux reprises, des saignements anormaux ou un hématome important, ou des douleurs importantes, ou des problèmes sur les cicatrices des incisions doivent vous faire contacter un médecin (écoulement purulent ou coloration noire de la peau en regard de la prothèse).


Avantages, résultats, inconvénients et risques

Avantages:
La reconstruction par prothèse est une technique plus simple, plus rapide, et moins douloureuse. Si une prothèse est d'emblée posée, le relief mammaire est immédiat, ce qui vous permettra d'avoir un décolleté normal.

Résultats:
Après prothèse définitive: Même s'il existe un volume et une forme d'emblée, ils ne sont pas définitifs. Au début la peau peut être tendue et sensible, et la prothèse, un peu figée. Il est possible aussi d'avoir des petites contractures du muscle pectoral sans gravité. Il faut donc un peu de temps, et au moins deux à trois mois pour juger du résultat acquis.
Après expandeur: Le gonflement de la prothèse sera effectué progressivement. Il n'existe quasiment pas de volume mammaire à la sortie du bloc opératoire! le rythme de remplissage s'effectue toutes les une à deux semaines, en consultation ou aux soins externes du Centre Clinical. Le volume est atteint entre 6 à 8 semaines. Il dépasse d'environ 1/3 le volume de l'autre sein. Cette différence est nécessaire pour obtenir la forme souhaitée après le changement de prothèse.
Au résultat souhaité, il faudra attendre environ trois mois pour effectuer la deuxième intervention, soit un délai total de 4 à 6 mois après la première!

Les imperfections: Il est malheureusement impossible de reconstruire un sein parfaitement identique et symétrique.
Il persistera toujours une certaine asymétrie des deux seins, an niveau du volume (variation par rapport à l'autre sein, surtout si modification de poids), au niveau de la forme (la prothèse ne bouge que très peu par rapport à l'autre sein), au niveau de la hauteur (le sein non opéré va évoluer avec surtout une ptose) et au niveau de la palpation (perception de la prothèse sous la peau au toucher et consistance différente malgré tout du sein non opéré).

Les inconvénients:
Le sein reconstruit par prothèse est moins "naturel" que le sein controlatéral.
Le port d'un soutien-gorge postopératoire est quelque fois gênant.
Si un expandeur est utilisé, il n'existe quasiment pas de volume mammaire après la première intervention, cela est nécessaire à savoir car c'est possiblement une source d'insatisfaction. De plus cette technique imposera une deuxième intervention pour mettre la prothèse définitive.
Comme toute reconstruction mammaire, il sera souvent nécessaire d'effectuer des "retouches" et de reconstruire secondairement la plaque aréolo-mamelonnaire. De plus il est fréquent de devoir "symétriser" le sein opposé.

Les risques et complications:
la reconstruction mammaire est une intervention chirurgicale, qui comme toute intervention, comporte des risques liés à toute chirurgie. Les risques de l'anesthésie vous seront précisés par le médecin anesthésiste lors de la consultation.
Les risques liés à la reconstruction proprement dite, sont heureusement peu fréquent mais doivent être évoqués:
- la mauvaise cicatrisation: cicatrices chéloïdes ou disgracieuses sont possibles
- l'infection : nécessite un traitement antibiotique mais peut parfois nécessiter une ré intervention pouvant aller jusqu'à devoir déposer (enlever) la prothèse.
- l'hématome: peut justifier un drainage chirurgical.
- la nécrose de la peau: plus élevé s'il y a eu radiothérapie avant ou chez la fumeuse, avec le risque d'exposer la prothèse (la prothèse sort et est visible de la cicatrice) et d'imposer son explantation (son retrait) .
- la formation d'une coque contractile : il existe toujours la création d'une capsule autour de la prothèse, mais dans certains cas, elle se contracte entrainant une sensation de durcissement parfois douloureuse. Cette contracture peut entrainer une déformation du sein qui "moule" la prothèse. Ce risque peut justifier un changement de prothèse ou devoir enlever la coque (capsulectomie).
- les vagues et les plis: l'enveloppe de la prothèse peut présenter des plis qui peuvent être visible sous la peau si celle-ci est fine.
- le déplacement de la prothèse: conséquence de la contracture excessive du muscle, il peut nécessiter une nouvelle intervention.
- la rupture ou le dégonflement traumatique de la prothèse: risque possible en cas de traumatisme externe intense. Le changement de la prothèse est alors nécessaire.
- l'usure ou vieillissement de la prothèse: il faut savoir qu'aucune prothèse ne peut être considérée comme implantée à vie! Sa durée de vie est possiblement limitée. Avec le temps l'enveloppe s'use progressivement pouvant entrainer une fuite du produit de remplissage et occasionnant des conséquences variables. Avec une prothèse remplie au sérum physiologique, le sein se dégonfle rapidement. Avec une prothèse remplie au gel de silicone, le diagnostic est plus difficile. Il repose sur les examens complémentaires, tels que la mammographie, l'échographie du sein ou de l'IRM. Cette surveillance est nécessaire pour votre cancer mais également pour la prothèse. Dans tous les cas un changement de la prothèse est nécessaire.

Facteurs de risque et diagnotic

La cohérence cardiaque ou la puissance du lien entre cœur et cerveau

On n'imagine pas à quel point notre cœur est relié à notre cerveau. Le cœur compte pas moins de 100 000 cellules neuronales qui influencent notre cerveau. Ce pouvoir du cœur sur nos émotions et notre cerveau a été au cœur des travaux de l'institut HeartMath Institute de Californie (Etats-Unis) qui a développé la cohérence cardiaque à la fin des années 1990.

Cette technique de relaxation se base sur des exercices de respiration pour ralentir notre rythme cardiaque, qui a tendance à s'emballer au moindre bouleversement émotionnel. En agissant ainsi sur son cœur, il est possible de gérer son état émotionnel et d'améliorer son bien-être physique et psychique (moins de stress, meilleur sommeil, meilleure concentration, etc), dixit les fondateurs de la méthode. Celle-ci a fait tache d'huile puisqu'elle est aujourd'hui employée dans de nombreux cabinets de thérapeutes comme outil thérapeutique complémentaire à d'autres au même titre que les thérapies cognitivo-comportementales (TCC),la méditation en pleine conscience (mindfulness) ou l'hypnose.

Cette cohérence cardiaque a inspiré Sébastien Kochman qui a créé au sein d'Ubisoft O.zen, le premier "serious game".

- Le concept : permettre au grand public, joueurs et non joueurs, de faire de la cohérence cardiaque un compagnon anti-stress de tous les jours à partir d'une application associée à un capteur et une application web.

- Le principe : dans la peau d'un petit poisson, on s'entraîne à équilibrer son rythme cardiaque en suivant la courbe de notre respiration.

Les découvertes de L’institut HeartMath

L’institut HeartMath publie en 1995 sa découverte sur la forte influences du cœur sur les émotions, et comment les signaux du cœur peuvent être utilisés pour ramener le calme dans l’ensemble du corps, cerveau compris. Nous appellerons cela de la facilitation cognitive. Ceci nous donne alors la possibilité de pouvoir être clair dans nos décisions, fluide dans nos pensées et bien contrôler notre environnement.

En effet, les chercheurs ont démontré que le cœur est une composante clé du système émotionnel. Les signaux générés par son activité rythmique jouent un rôle majeur dans la détermination de la qualité de nos expériences émotionnelles. Les signaux du cœur impactent profondément les fonctions cognitives en vertu d’un réseau de communication entre le cœur et le cerveau.

Enfin, les études menées à l’Institut HeartMath ont même indiqué que le cœur semble jouer un rôle clé dans l’intuition. Bien qu’il y ait encore beaucoup à être compris, il semble que les associations séculaires du cœur à la pensée, du sentiment, et un aperçu peut en effet avoir une base scientifique.

Comment le cœur influence notre pensée

La plupart d’entre nous ont appris à l’école que le cœur doit s’adapter aux « ordres » envoyés par le cerveau sous la forme de signaux neuronaux. Dans la réalité le cœur envoie plus d’informations au cerveau que le cerveau n’en envoie au cœur ! Ces signaux cardiaques ont un effet significatif sur la fonction cérébrale. Ils influent sur le traitement émotionnel ainsi que sur les facultés cognitives comme l’attention, la perception, la mémoire et la résolution de problèmes.

En d’autres termes, non seulement le cœur s’adapte à la demande du cerveau, mais le cerveau réagit aussi en permanence au cœur.

L’effet de l’activité cardiaque sur la fonction cérébrale a fait l’objet de recherches intensives depuis environ les 40 ans. Les recherches avaient portées principalement sur les réactions de l’activité cardiaque sur un temps très court. Les scientifiques de l’Institut HeartMath ont étendu leur recherche en regardant comment l’activité cardiaque affecte le fonctionnement du cerveau.

Les recherches HeartMath ont démontré que différents modes de l’activité cardiaque (qui accompagnent les différents états émotionnels) ont des effets distincts sur la fonction cognitive et émotionnelle. Lors d’un stress ou lorsque apparaissent des émotions désagréables, la courbe du rythme cardiaque devient irrégulière et désordonnée. Les signaux neuronaux du cœur qui vont vers le cerveau inhibent les fonctions cognitives supérieures. Cela limite notre capacité à penser clairement, se souvenir, apprendre, raisonner et prendre des décisions efficaces. (Cela explique pourquoi nous agissons de manière impulsive et imprudente quand nous sommes sous stress.). Le cœur durant l’apparition des émotions stressantes ou négatives a également un effet profond sur le processus d’apprentissage du cerveau en renforçant l’expérience émotionnelle de stress.

A l’opposé, lors d’émotions agréables, le graphe du rythme cardiaque est plus ordonné et stable. Il a alors l’effet inverse : il optimise les fonctions cognitives et renforce des sentiments agréables et notre stabilité émotionnelle. Cela signifie qu’apprendre à générer une plus grande cohérence cardiaque, en soutenant des émotions agréables ou positives, non seulement a des avantages de l’ensemble du corps, mais affecte aussi profondément la façon dont nous percevons, pensons, sentons, et agissons.

Le rythme du cœur est naturellement irrégulier

La majorité des personnes pense que le cœur au repos fonctionne un peu comme un métronome, battant régulièrement, avec un rythme régulier. Les scientifiques et les médecins savent maintenant, que c’est loin d’être le cas. La courbe du rythme cardiaque d’une personne en bonne santé, au repos, est en étonnamment irrégulière, avec un intervalle de temps entre deux battements consécutifs en constante évolution. On appelle cela, la variabilité du rythme cardiaque (VRC).

La variabilité du rythme cardiaque est une mesure, battement par battement, des modifications du rythme cardiaque. Ce diagramme montre trois battements cardiaques enregistrés sur un électrocardiogramme (ECG). Notez que la variation de l’intervalle de temps entre deux battements consécutifs est différente, ce qui donne un rythme cardiaque distinct (en battements par minute) pour chaque intervalle de battements.

La variabilité de la fréquence cardiaque normale est due à l’action synergique de ces deux branches du système nerveux autonome (SNA)-la partie du système nerveux qui régule la plupart des fonctions internes du corps. Le système nerveux sympathique agit pour accélérer le rythme cardiaque, tandis que le système parasympathique (nerf vague) le ralentit. Les branches sympathique et parasympathique du SNA sont continuellement en interaction pour maintenir l’activité cardio-vasculaire dans une plage optimale et pour permettre des réactions appropriées face à l’évolution de conditions externes et internes. L’analyse de la variation du rythme cardiaque sert donc de fenêtre dynamique dans la fonction et l’équilibre du système nerveux autonome.

Quand on mesure le pouls, les variations en temps réel de la fréquence cardiaque sont généralement négligées (par exemple, lorsque votre médecin prend votre pouls pendant une certaine période de 15 s et déduit son battements par minute). Cependant, les technologies emWave vous permettent d’observer l’évolution du rythme cardiaque en temps réel. Avec la captation de votre pouls, il fournit une image de votre VRC-en retraçant les accélérations et les ralentissements naturels de votre rythme cardiaque de manière continue.

Pourquoi la Variabilité du Rythme Cardiaque (VRC) est importante?

Les scientifiques et les médecins considèrent aujourd’hui que la VRC être un indicateur important de santé et de bien-être. En tant que marqueur de résistance physiologique et de souplesse de comportement, il reflète notre capacité à nous adapter efficacement au stress et aux exigences environnementales. Pour illustrer ce point de vue: Le cœur est comme un joueur de tennis sur le point de recevoir une balle de service. L’adaptation doit être rapide, quasi instantanée. Chez des individus sains le cœur est également sensible et résistant, préparé et prêt à réagir si nécessaire.

La VRC est aussi un marqueur du vieillissement biologique. Notre variabilité du rythme cardiaque est plus élevée lorsque nous sommes jeunes. En prenant de l’âge, l’amplitude de variation de notre fréquence cardiaque au repos diminue. Bien que le déclin lié à l’âge soit un processus naturel, une VRC anormalement basse pour la tranche d’âge est associée à un risque accru de problèmes de santé futurs et de mortalité prématurée. Une VRC faible est également observée chez les individus avec un large éventail de maladies et de troubles. En réduisant le stress induit par l’usure du système nerveux et en facilitant les processus de régénération naturelle du corps, la pratique régulière de la cohérence cardiaque avec les méthodes HeartMath et adaptée par PI CONSEIL peuvent aider à rétablir une VRC faible à des valeurs saines.

Les graphiques du cœur lié aux émotions

De nombreux facteurs influent sur l’activité du Système Nerveux Autonome (SNA), et donc influencent la VFC. Il s’agit notamment de notre respiration, des exercices physiques, et même de nos pensées. Les recherches à l’Institut HeartMath ont montré que nos sentiments et nos émotions correspondent au facteur le plus important qui affecte le rythme cardiaque.

Les chercheurs ont montré que les émotions que nous vivons affectent directement notre rythme cardiaque. Cela nous apprend beaucoup sur la façon dont notre corps fonctionne.

En général, les états émotionnels liés au stress, comme la colère, la frustration et l’anxiété donnent lieu à des graphes irréguliers qui semblent erratiques: la forme d’onde VRC ressemble à une série de dénivelé, pics déchiquetés. Les scientifiques appellent cela un modèle incohérent.

Physiologiquement, ce modèle indique que les signaux produits par les deux branches du SNA ne sont pas synchronisés entre elles. C’est comme si nous conduisions une voiture simultanément en appuyant sur la pédale d’accélérateur (le système nerveux sympathique) et sur la pédale de frein (le système nerveux parasympathique).

Cela crée une conduite saccadée, consomme plus d’énergie (40 fois plus pour le corps humain), et n’est pas idéal pour a longévité de la voiture. De même, l’activité physiologique, associée aux émotions stressantes, fonctionne inefficacement, épuise notre énergie et produit une usure additionnelle sur tout le système.

Cela est particulièrement vrai si les émotions désagréables sont liées au stress, se prolongent dans le temps ou sont expérimentées souvent.

En revanche, les émotions agréables envoient un signal très différent. Quand nous éprouvons authentiquement des émotions comme l’appréciation, la joie, l’intérêt pour l’autre et l’amour; notre rythme cardiaque devient très ordonné, cohérent. La courbe est lisse, formée d’ondes harmonieuses. C’est ce qu’on appelle la cohérence cardiaque. Quand nous sommes dans un rythme cardiaque cohérent, l’activité des deux branches du SNA est synchronisée et les systèmes physiologiques fonctionnent harmonieusement et avec une efficacité accrue. Il n’est pas étonnant que nous nous sentions biens quand nous éprouvons des émotions agréables – ces émotions aident ils réellement les systèmes physiologiques à nous synchroniser et mieux travailler.

La Cohérence cardiaque : un état de fonctionnement optimal

L’Institut de recherche HeartMath a montré que le fait de maintenir des émotions agréables durant quelques minutes facilite le passage du corps entier dans une situation bienfaisante et que cet état est scientifiquement mesurable.

Nous l’appellerons cohérence psychophysiologique, car elle est caractérisée par un niveau d’harmonie élevé dans les processus psychologique (mentaux et émotionnels) et physiologique (corporels).

La Cohérence psychophysiologique est l’état de fonctionnement optimal. La recherche montre que lorsque nous activons cet état, nos systèmes physiologiques fonctionnent plus efficacement, nous faisons l’expérience d’une plus grande stabilité émotionnelle, et nous gagnons aussi en clarté mentale et plus généralement en amélioration des fonctions cognitives.

Plus simplement, notre corps et notre cerveau fonctionne mieux, nous nous sentons mieux, et nous avons de meilleurs résultats.

Physiologiquement, l’état de cohérence est marqué par le développement d’une onde lisse, sinusoïdale-comme le tracé de la variabilité du rythme cardiaque précédent. Ce schéma caractéristique, appelé la cohérence du rythme cardiaque, est le principal indicateur de l’état cohérence psychophysiologique.

Un certain nombre d’importants changements physiologiques se produisent pendant la cohérence. Les deux branches du SNA se synchronisent. Il y a un changement global de l’équilibre du système nerveux autonome avec une activité parasympathique accrue.

Le rythme généré par le cœur agit comme une courroie de transmission, qui grâce à elle synchronise un certain nombre de systèmes physiologiques corporels. Enfin, il y a une augmentation de la synchronisation entre le cœur et le cerveau.

La cohérence n’est pas de la relaxation, ni de la méditation,…

Un point important est que l’état de cohérence est à la fois psychologiquement et physiologiquement distinct de l’état de relaxation. Au niveau physiologique, la relaxation est caractérisée par une réduction globale d’envoi d’informations du cerveau par le système nerveux autonome. Ceci a comme conséquence de réduire la VRC et augmenter l’activité parasympathique.

La cohérence cardiaque est également associée à une augmentation relative de l’activité parasympathique, englobant ainsi un élément clé de la réponse de relaxation, mais il est physiologiquement distinct de la relaxation parce que le système oscille à sa fréquence de résonance naturelle. Cette résonance est augmentée par la dynamique cœur – cerveau.

Cette différence importante entre relaxation et cohérence cardiaque se reflète très clairement dans leurs spectres de fréquence. Par ailleurs, contrairement à la relaxation, l’état de cohérence n’implique pas nécessairement une baisse du rythme cardiaque, une perte de vigilance, ou un changement de l’amplitude de VRC. Elle est plutôt essentiellement marquée par un changement dans la structure du graphe du rythme cardiaque.

Non seulement il y a des différences physiologiques fondamentales entre la relaxation et la cohérence, mais les caractéristiques psychologiques de ces états sont également très différents. La relaxation est un état de basse énergie dans lequel l’individu repose à la fois le corps et l’esprit, en se désengageant de processus cognitifs et émotionnels.

En revanche, la cohérence implique généralement la participation active des émotions agréables. Psychologiquement, la cohérence est vécue comme un état de calme et d’équilibre. Nous sommes pourtant pleins d’énergie et réactifs. Ce qui est propice à un fonctionnement quotidien, y compris dans l’exécution de tâches nécessitant une acuité mentale, de la concentration, la résolution de problèmes et la prise de décision, ainsi que l’activité physique et la coordination.

Le rôle de la respiration et la fréquence 5 – 5

Une autre distinction importante concerne la compréhension du rôle de la respiration dans la génération de la cohérence cardiaque et de sa relation avec les techniques. Parce que les façons de respirer modulent le rythme cardiaque, il est possible de générer un rythme cardiaque cohérent par la simple inspire-expire régulière à un rythme de 10 secondes (5 secondes sur l’inspiration et 5 secondes sur l’expiration).

En France, nous utilisons une technique scientifiquement bien validé qui s’appelle la manœuvre. La respiration intervient seulement pour démarrer le changement d’état.

Le changement émotionnel est un élément clé de l’efficacité des techniques. Les émotions agréables sont utiles pour positionner
le cœur à sa fréquence de résonance naturelle (qui se situe entre 0.05 Hz à 0.15 Hz). Cela permet ainsi à la cohérence psychophysiologique d’émerger et de se maintenir naturellement, sans concentration mentale consciente sur notre rythme de respiration.

L’activité du cœur est l’un des principaux facteurs qui influence notre rythme respiratoire et non l’inverse. Lorsque le rythme cardiaque passe à la cohérence à la suite d’un changement d’état émotionnel, notre rythme respiratoire se synchronise automatiquement avec le cœur, ce qui renforce et stabilise le passage à la cohérence de l’ensemble du corps.

De plus, les techniques utilisant les émotions agréables confèrent un éventail beaucoup plus large d’avantages que ceux généralement obtenus par la respiration seule. Il s’agit notamment de changements plus profonds de perception et d’émotion, l’accès accru à l’intuition et la créativité, des améliorations de performance cognitives et des changements favorables dans l’équilibre hormonal.

Pour trouver tous ces avantages, il est donc important d’apprendre à « s’auto-activer » et maintenir une émotion agréable pendant un temps significatif. Toutefois, pour les utilisateurs qui ont d’abord avoir de la difficulté à atteindre ou maintenir la cohérence, ils peuvent pratiquer un exercice respiratoire simple : la manœuvre vagale. « L’objectif est de stimuler l’action de ralentissement du système nerveux parasympathique. Cet exercice se pratique en quatre phases :

  1. Expiration      simple sans effort : je relâche l’air sans forcer.
  2. Inspiration      légère sans effort.
  3. Rétention      : je garde l’air un petit moment dans mes poumons.
  4. Relâchement      respiratoire sans effort.

Cet exercice entraîne instantanément un ralentissement de la fréquence et une diminution de la force contractile du muscle cardiaque, que l’on peut constater (avec un peu d’entraînement) en prenant son pouls. Une fois que l’on s’habitue à générer une cohérence et se familiarise avec la façon dont on se sent, nous pouvons alors commencer à pratiquer la respiration avec un sentiment agréable afin d’améliorer notre ressenti et bien faire la récolte des avantages. Finalement, avec de la pratique, la plupart des gens sont capables de passer dans la cohérence en activant directement une émotion agréable.

Alors que le cœur est certainement une pompe remarquable, fait intéressant, ce n’est que depuis les trois derniers siècles, que la fonction cardiaque a été définie (par la pensée scientifique occidentale) comme seule celle de pomper le sang. Historiquement, dans presque toutes les cultures du monde, le cœur a eu un rôle beaucoup plus polyvalent dans le système humain, étant considéré comme une source de sagesse, perspicacité spirituelle, centre de la pensée et de l’émotion.

Curieusement, la recherche scientifique au cours des dernières décennies a commencé à fournir la preuve que beaucoup de ces associations peuvent ainsi être plus que des métaphores. Ces développements ont conduit la science à réviser de nouveau et à élargir sa compréhension du cœur et le rôle de cet organe étonnant.

Dans le domaine de la neurocardiologie, par exemple, les scientifiques ont découvert que le cœur possède son propre système nerveux intrinsèque, un réseau de nerfs fonctionnellement sophistiqué décrits comme le « cerveau du cœur » contenant plus de 40 000 neurones, ce petit » cerveau « donne au cœur la capacité d’évoluer de façon indépendante, traiter l’information, prendre des décisions, et même de démontrer un type d’apprentissage et de mémoire. En substance, il semble que le cœur soit vraiment un système intelligent.

La recherche a également révélé que le cœur est une glande hormonale qui affecte profondément le cerveau et le fonctionnement du corps. Le cœur produit l’ocytocine bien connue comme l’hormone d’attachement. La science a à peine commencé à comprendre les effets des champs électromagnétiques produits par le cœur, mais il est évident que l’information contenue peut jouer un rôle vital de synchronisation dans le corps humain et que cela peut affecter les autres personnes de notre entourage.

La recherche a également montré que le cœur est une composante clé du système émotionnel. Les scientifiques savent maintenant que le cœur ne répond pas seulement à l’émotion, mais que les signaux générés par le cœur jouent effectivement un rôle majeur dans la détermination de la qualité de nos expériences émotionnelles en temps réel.

Ces signaux du cœur impactent profondément la perception de notre environnement et les fonctions cognitives en vertu d’un réseau de communication étendue avec le cerveau. Enfin, de rigoureuses études électrophysiologiques menées à l’Institut HeartMath ont même indiqué que le cœur semble jouer un rôle clé dans l’intuition. Bien qu’il y ait encore beaucoup de choses à comprendre, il semble que les associations séculaires du cœur et de la pensée, du sentiment, représentent un aperçu de tout ce qui nous reste à découvrir.

Où pratiquer ses exercices de cohérence cardiaque ?

Dans les transports en commun, dans une file d'attente, au bureau, toutes les occasions sont bonnes pour prendre quelques minutes pour se recentrer sur ses sensations et prendre le temps de respirer profondément. Frédéric Kochman, pédopsychiatre et spécialiste de la cohérence cardiaque, qui a participé au projet, nous donne quelques exercices pour se sentir plus zen au quotidien en équilibrant son rythme cardiaque. Alors, à vous de jouer !

Exercice d'ancrage sur sa respiration

On se met dans un endroit calme et on se recentre sur sa respiration. On compte dans sa tête cinq secondes sur l'inspiration et on expire cinq secondes sur l'expiration. Une minute suffit pour ressentir des résultats et se sentir plus détendue.

Exercice de l'inspiration-expiration en image

Sur l'inspiration, on imagine des bulles d'air pur qui viennent des montagnes qui oxygènent son cœur et par extension son organisme.

A l'expiration, on imagine que notre cœur est recouvert d'une poussière noire comme une suie qui correspond au stress de la journée et aux émotions négatives engrangées. On souffle sur son cœur, ce qui va le nettoyer de toute cette pollution émotionnelle comme sous l'effet d'un karcher. Au fur et à mesure des expirations, peut-être 30 ou 40 expirations, on visualise le cœur se purifier jusqu'à le sentir totalement "lavé". Cet exercice chasse symboliquement le stress.

Exercice du plein d'amour

A l'inspiration, on imagine la bulle d'air pur qui vient dans le cœur et à l'expiration, on visualise un moment "d'amour" en sollicitant tous les sens. Cela peut être de penser sur le temps de l'expiration à son partenaire, ses enfants, un moment de bonheur qu'on a vécu en repensant aux couleurs, l'odeur, ...

Exercice de l'écran chiffré

On inspire et sur l'expiration, on imagine un écran face à nous sur lequel s'inscrit le chiffre 1. Puis on inspire de nouveau et à la seconde expiration, on visualise sur le même écran le chiffre deux, et ainsi de suite jusqu'à atteindre le chiffre 10 au bout de 10 expirations.

L'idée est de réussir à se focaliser sur l'écran et de remplacer toutes ses pensées parasites par cet écran chiffré. Mais il est normal de ne pas réussir à aller jusqu'à 10 et d'avoir l'esprit distrait. On laisse alors les pensées venir comme une vague et on se recentre sur l'écran.

Exercice de la situation idéale

On choisit une situation qui nous tétanise : par exemple, pour un professeur, cela peut être de donner des cours à un amphithéâtre bondé d'étudiants. On inspire et on expire en visualisant non pas cette situation paralysante mais la situation idéale, en l'occurrence dans notre exemple, d'être un professeur très à l'aise, souriant et parfaitement dans son élément face à son auditoire. Cette visualisation positive calquée sur l'exercice de cohérence cardiaque (5 secondes de visualisation sur l'expiration) permet de reprogrammer positivement son cerveau.

 

La radiothérapie

La reconstruction mammaire fait partie intégrante de la prise en charge du cancer du sein. C'est une réparation chirurgicale des conséquences du traitement initial du cancer du sein.
Elle concerne le plus souvent les femmes après une chirurgie mammaire non conservatrice (mastectomie), et beaucoup y ont recours.
Mais elle peut aussi concerner les femmes après un traitement conservateur (mastectomie partielle, tumerectomie, segmentectomie ou oncoplastie), lorsque les résultats esthétiques ne vous satisfont pas ( différence de forme ou de volume marquée entre les deux seins ou déformation importante du sein traité). Elle peut être effectuée sur le sein opéré, le sein non opéré, ou les deux afin de "symétriser" leurs aspects.

La reconstruction mammaire dans le cadre du cancer du sein est prise en charge par la sécurité sociale dans le cadre de l'ALD.

Les motivations d'une reconstruction mammaire

Des motivations diverses peuvent conduire une femme à choisir la reconstruction mammaire:
- le désir de combler la perte du sein, vécue, parfois, comme une mutilation
- le souhait de ne pas porter une prothèse mammaire externe
- l'envie de se sentir plus désirable et à l'aise dans son corps et de l'image que l'on s'en fait
- la volonté d'oublier ce qui rappelle le cancer du sein
- la possibilité de varier sa garde-robe et surtout ses sous-vêtements...

Mais certaines femmes ne ressentent pas le besoin d'effectuer cette reconstruction.

Ce choix est personnel et les raisons le sont également. Votre chirurgien est là pour vous en parler et vous donner l'information nécessaire à ce choix mais nullement de décider pour vous.


Les différentes modalités de reconstruction

La reconstruction mammaire est soit immédiate, soit différée (ou secondaire).

Elle se fait parfois dans le même temps opératoire que la chirurgie du cancer, c'est la reconstruction immédiate, mais parfois après les différents traitements du cancer, au cours d'une nouvelle intervention, c'est alors une reconstruction différée ou secondaire. C'est le cas lorsqu'une radiothérapie externe est nécessaire par exemple.

Dans d'autre cas, vous pouvez choisir le moment qui vous semble le plus adapté.

Une information complète doit vous être donnée afin de motiver votre décision.

Mais la faisabilité de la reconstruction immédiate dépend avant tout de critères médicaux, toutes les patientes ne peuvent avoir ce choix car dans certaines situations, seule la reconstruction secondaire sera possible.

La reconstruction du sein immédiate :

Elle a l'avantage de pouvoir être faite durant la première intervention, et ainsi éviter une chirurgie complémentaire.
Elle engendre souvent moins de stress émotif car l'absence du sein est moins marquante.
La reconstruction immédiate met cependant en œuvre une technique plus complexe et dure plus longtemps qu'en différée.
Psychologiquement, le sein reconstruit n'étant jamais le même sein enlevé, le résultat de la reconstruction immédiate peut être plus difficile à accepter.

Elle nécessite soit une double équipe (chirurgien sénologue et chirurgien plasticien) soit une double compétence du chirurgien sénologue.

La reconstruction du sein différée :

Elle est plus souvent utilisée.
Ses avantages:
- souvent plus simple
- elle n'interfère pas avec les traitements du cancer
- elle vous permet de vous concentrer pleinement sur votre traitement puis de décider plus tard si vous souhaiterez une reconstruction
- elle vous donne le temps d'accepter la perte du sein, ce qui peut vous aider à accepter le sein reconstruit
- elle vous permet de réfléchir aussi aux différentes techniques possibles.
Ses inconvénients:
L'inconvénient le plus important, est de devoir recommencer une prise en charge chirurgicale à distance de tous les traitements et de votre première intervention.
De plus, il faut devoir supporter l'absence de sein, et le port d'une prothèse externe.

Les points communs:

Il est très rare qu'une seule intervention suffise à obtenir un sein reconstruit satisfaisant. Il est fréquemment nécessaire d'effectuer des "retouches" soit pour le sein reconstruit, soit pour le sein opposé, soit pour les deux, soit pour l'aréole ou le mamelon.

Le type de reconstruction

Il existe principalement deux techniques de reconstruction mammaire, soit par l'utilisation d'une prothèse interne (implant mammaire), soit par l'utilisation de tissus provenant d'autres parties du corps (reconstruction par lambeau).
Mais d'autres techniques deviennent validées dans la reconstruction comme le lipomodelage, qui consiste à prélever de la graisse sous-cutanée (au ventre ou aux cuisses) et de réinjecter une partie sur la zone que l'on veut réparer pour que les cellules graisseuses se greffent.
L'ensemble de ces techniques sont souvent associées.

Le choix de la technique dépend de nombreux critères:

- de l’étendue de la chirurgie du cancer et de la quantité de tissu retirée du sein ;
- des traitements complémentaires, comme la radiothérapie, qui peut engendrer des changements cutanés ;
- de la quantité de tissu disponible pour la reconstruction ;
- de la santé du tissu dans la région à reconstruire ;
- de la taille et de la forme de l’autre sein ;
- de votre état de santé général et de vos troubles de santé existants éventuels ;
- de votre constitution corporelle ;
- de vos préférences et de vos attentes.

De manière générale, 70 à 80 % des reconstructions sont effectuées par prothèse. L’alternative est le recours aux techniques de lambeaux musculo-cutanés.

Toutes les techniques de reconstruction mammaire s'achèvent par la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire qui vient "finaliser la reconstruction du sein. Cette étape est importante pour "s'approprier" définitivement son sein reconstruit!

 
Les étapes de la reconstruction

Quelle que soit la méthode retenue, une reconstruction mammaire nécessite le plus souvent deux ou trois interventions, avec un intervalle de 3 à 6 mois entre chacune d’entre elles.

La première opération a pour but de reconstruire le volume du sein.
La seconde consiste à harmoniser les deux seins afin d’améliorer le résultat esthétique. Dans ce cadre, une chirurgie du sein « non malade » est parfois nécessaire.
La troisième, qui peut parfois être groupée avec la seconde, consiste à refaire la zone de l’aréole et du mamelon.

Mais chaque cancer est particulier et nécessite une reconstruction appropriée (immédiate ou différée, par implant ou par lambeau). Au cours de la consultation et après vous avoir examinée, le chirurgien vous explique la ou les techniques les mieux adaptées à votre situation. Un temps de réflexion vous est toujours proposé afin de vous familiariser avec les options proposées.

La reconstruction par prothèse est une technique de reconstruction mammaire.

C'est le mode de reconstruction le plus simple et le plus fréquent, à condition que la peau et le muscle pectoral soient de qualité.
Elle est souvent précédée d'une expansion tissulaire grâce à une prothèse temporaire qui sera "gonflée", c'est l'expandeur.
L'intervention chirurgicale a pour but de reconstituer un volume et le contour du sein par la mise en place d'une prothèse ou un expandeur, au-dessous du muscle pectoral, afin de protéger la peau du frottement de la prothèse.
Elle ne constitue que l'un des temps de la reconstruction mammaire complète. Il est nécessaire, lors de l'utilisation d'un expandeur, de ré intervenir une fois le volume d'expansion atteint, afin de mettre la prothèse définitive.
De plus, il sera nécessaire, si vous le souhaitez, d'effectuer la reconstruction de l'aréole et du mamelon.
Le sein contro-latéral doit souvent bénéficier d'une correction soit de son volume soit de sa ptose, pour obtenir une symétrisation.

Comme toute reconstruction après mastectomie, dans le cadre du cancer du sein, elle est prise en charge par la CPAM.

Attention: Le but de cette chirurgie est d'apporter une nette amélioration sans toutefois prétendre à la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction!


Indications

L'indication d'une reconstruction par prothèse ou expandeur est posée lorsqu'il existe l'indication d'une mastectomie totale (ablation du sein complète nécessaire pour traiter le cancer du sein).

La reconstruction mammaire par prothèse est une technique de reconstruction qui peut être proposée soit en immédiat soit en différé.

La reconstruction mammaire n'est jamais une obligation, mais votre souhait. L'utilisation d'une prothèse externe, mise dans le soutien-gorge, est une alternative.

Les types de prothèses:
Il existe plusieurs types de prothèses.
Elles sont toutes constituées d'une enveloppe en élastomère de silicone. D'autres enveloppes secondaires viennent "protéger" leur contenu.
Elles sont remplies soit de sérun physiologique (eau salée), soit de gel de silicone trés cohésif (donnant une consistance au sein plus naturelle).
Elles sont soit rondes ou soit anatomique (c'est à dire qu'elle ressemble à la forme du sein avec une projection dans sa moitié inférieure).
Leur enveloppe externe est soit lisse, soit texturée (c'est à dire un peu rugueuse pour diminuer les risqus de rotation).

L'expandeur sera lui remplit au sérum physiologique grâce à l'injection directement dans la prothèse (valve intégrée et repérée grâce à un système d'aimant) ou dans une valve à distance mise souvent sur le côté, sous la peau.


Modalités

L’intervention se déroule le plus souvent sous anesthésie générale.
Au préalable, l'anesthésiste procède souvent à la pose d'un cathéter local pour apporter une anesthésie locale durant l'intervention en plus de l'anesthésie générale, et une analgésie (calmants) postopératoire, c'est le cathéter pour bloc para vertébral.

Pour la reconstruction immédiate, l'intervention commence par la chirurgie du cancer:
L’incision est oblique, en forme d’ellipse, la plus basse possible afin de ne pas être visible dans le décolleté.
La cicatrice est peu visible mais dépend de la façon de cicatriser et de la position du cancer initial.
Ce geste est souvent complété par un curage axillaire ou le prélèvement d'un ganglion sentinelle.

Pour la reconstruction différée, l'intervention réutilise la cicatrice de mastectomie initiale.

La reconstruction consiste à mettre en place sous la peau et le muscle pectorale, soit une prothèse définitive lorsque cela est possible, soit une prothèse d'expansion (expandeur).

La position sur la table d'intervention est allongée puis semi-assise, le bras du côté du sein opéré est à 90°.


En pratique

Lors de l’organisation de votre intervention, une consultation d’anesthésie est programmée, elle est indispensable et aura lieu, au minimum, 48 heures avant.

Lors de cette consultation, le médecin anesthésiste fait le point avec vous sur les modalités d’anesthésie (anesthésie générale, ou rarement locorégionale), vérifie la faisabilité, évalue les risques et vous prescrit un bilan sanguin pour vérifier sa normalité.
Lors de votre consultation, un dossier administratif dit de « préadmission » sera effectué pour éviter trop de formalités lors de votre hospitalisation. Pour cela, il vous sera demandé de fournir votre identité, votre carte vitale, votre carte mutuelle, et le dossier préparé lors de l’organisation de votre intervention par votre chirurgien et sa secrétaire.

Un champ opératoire est effectué. Il est nécessaire de supprimer les poils du creux axillaire (creux sous le bras) et les poils éventuels de l'aréole du sein. Cette préparation peut être faite par vos soins la veille, en évitant le rasage pour ne pas faire de microcoupures de la peau.

L’entrée se fait généralement la veille, ou plus rarement le matin même de l’intervention.

Vous devez être impérativement à jeûn depuis minuit la veille, c’est à dire sans manger, ni boire, ni fumer, si vous rentrez le matin même. Certains médicaments peuvent être pris selon les recommandations de l’anesthésiste uniquement.

Votre hospitalisation nécessite que vous apportiez vos affaires, comme une tenue de lit, une trousse de toilette, vos serviettes de bain, et tout ce que vous souhaitez.

De plus si un soutien-gorge postopératoire à été prescrit, il est impératif de l'amener avec vous!

Il est recommandé de ne pas apporter trop d’objets de valeur…

Attention, l'arrêt du tabac est impératif avant toute reconstruction car il peut nuire à la cicatrisation et favoriser des complications!


Déroulement

Avant de partir au bloc opératoire: votre dossier est re contrôlé par l’équipe soignante.
Souvent, un médicament vous est donné (prescrit par le médecin anesthésiste) pour vous « relaxé », c’est la pré-médication.
Un brancardier vous emmène au bloc opératoire).

Avant de commencer l’intervention: une perfusion sera posée (petit tuyau dans une veine pour passer les médicaments nécessaires à votre anesthésie et à votre intervention. Si un bloc para vertébral est prescrit, il sera posé avant l'intervention, en salle d'anesthésie locorégionale.

Votre dossier est à nouveau vérifié et l’équipe chirurgicale vous posera à nouveau des questions sur votre identité, le type de chirurgie prévue, le côté opéré… c’est la « check-list » mise en place pour améliorer votre sécurité, c’est la même partout en France. Nous demandons aussi aux patientes de marquer au feutre le dos de la main du côté opéré, afin de multiplier les sécurités de latéralité.

Vous serez installé dans la salle d’intervention, et commencera votre anesthésie.

Durée de l’intervention : La reconstruction par prothèse ou expandeur dure entre une à deux heures mais peut s'y associé le temps de la mastectomie totale en situation immédiate.

Après l’intervention : Une perfusion est laissée en place pour 24 à 48 heures.
Souvent un petit tuyau appelé drain, est mis pour éviter la constitution d’un hématome ou d’une lymphocèle.
Juste après l’intervention, vous séjournerez en salle de réveil durant deux heures environ, puis un brancardier vous ramènera dans votre chambre.
Des antalgiques (calmants) puissants sont prescrits, au début par la perfusion et souvent avec une pompe automatique, puis par comprimés.
Dans certains cas le médecin anesthésiste a posé avant l'intervention un cathéter au niveau des nerfs qui couvrent le site de la chirurgie afin de passer un calmant directement au contact. C'est l'analgésie locorégionale appelée analgésie paravertébrale.
Des anticoagulants seront faits, si nécessaire, par injection pour éviter des caillots dans les veines (phlébites).
Le port du soutien-gorge postopératoire, s'il y a lieu, sera effectué dès le retour du bloc opératoire selon les consignes du chirurgien.

Durée d’hospitalisation : variable selon le drainage en place, mais en moyenne entre 3 et 5 jours.

A votre sortie: vous passerez par le service administratif, qui clôturera votre dossier administratif et vous remettra différents documents, dont un bulletin d’hospitalisation important à conserver.


Post-opératoire

Suites normales :
La douleur est relativement forte mais répond aux antalgiques prescrits. Des ordonnances vous sont remises comportant des antalgiques et parfois des anticoagulants qu’un(e) infirmier(e) vous fera à la maison par injection sous la peau, pour un durée variable selon les risques (en moyenne une semaine).
Rarement des soins pourront être prescrits, le plus souvent l'application simple d'une solution désinfectante est à faire.

Consignes :
Le repos est nécessaire après l’intervention. Il sera progressivement adapté à votre condition.
Ne pas porter de charges lourdes les quinze premiers jours.
Il faut éviter d'effectuer des mouvements répétés et amples surtout si l'intervention c'est associée à un curage axillaire (recommandations sur la page curage axillaire) mais vous ne devez pas non plus bloquer le bras !
La douche est bien sûr autorisée.
Le port d'un soutien-gorge postopératoire sera nécessaire. Il est impératif de suivre les recommandations de votre chirurgien.

Arrêt de travail : Celui-ci est fait à votre sortie. C’est une prolongation car votre hospitalisation fait partie de votre arrêt, il est donc nécessaire de fournir avec, un « bulletin de situation » remis à votre sortie. La convalescence est souvent de 15 à 21 jours. L'activité sportive est suspendue pour un à deux mois.

La visite post-opératoire est effectuée en générale entre dix à quinze jours après. C’est généralement votre chirurgien qui vous revoit. Elle est nécessaire pour vous donner l'ensemble de vos résultats si besoin et de vous évoquer les suites à donner, s'il y a lieu.

Pour les expandeurs, le gonflement de la prothèse sera nécessaire. Il commencera dès la première consultation pour finir par obtenir un volume supérieur au sein controlatéral. Une fois obtenu le volume souhaité, il est nécessaire d'attendre environ 3 mois pour éviter une retraction secondaire, avant de réopérer pour la mise en place de la prothèse définitive.

Signes d'alerte

Tout évènement qui vous inquiète doit vous faire contacter votre médecin traitant ou votre chirurgien.
De façon classique, une fièvre > 38°C5 à deux reprises, des saignements anormaux ou un hématome important, ou des douleurs importantes, ou des problèmes sur les cicatrices des incisions doivent vous faire contacter un médecin (écoulement purulent ou coloration noire de la peau en regard de la prothèse).


Avantages, résultats, inconvénients et risques

Avantages:
La reconstruction par prothèse est une technique plus simple, plus rapide, et moins douloureuse. Si une prothèse est d'emblée posée, le relief mammaire est immédiat, ce qui vous permettra d'avoir un décolleté normal.

Résultats:
Après prothèse définitive: Même s'il existe un volume et une forme d'emblée, ils ne sont pas définitifs. Au début la peau peut être tendue et sensible, et la prothèse, un peu figée. Il est possible aussi d'avoir des petites contractures du muscle pectoral sans gravité. Il faut donc un peu de temps, et au moins deux à trois mois pour juger du résultat acquis.
Après expandeur: Le gonflement de la prothèse sera effectué progressivement. Il n'existe quasiment pas de volume mammaire à la sortie du bloc opératoire! le rythme de remplissage s'effectue toutes les une à deux semaines, en consultation ou aux soins externes du Centre Clinical. Le volume est atteint entre 6 à 8 semaines. Il dépasse d'environ 1/3 le volume de l'autre sein. Cette différence est nécessaire pour obtenir la forme souhaitée après le changement de prothèse.
Au résultat souhaité, il faudra attendre environ trois mois pour effectuer la deuxième intervention, soit un délai total de 4 à 6 mois après la première!

Les imperfections: Il est malheureusement impossible de reconstruire un sein parfaitement identique et symétrique.
Il persistera toujours une certaine asymétrie des deux seins, an niveau du volume (variation par rapport à l'autre sein, surtout si modification de poids), au niveau de la forme (la prothèse ne bouge que très peu par rapport à l'autre sein), au niveau de la hauteur (le sein non opéré va évoluer avec surtout une ptose) et au niveau de la palpation (perception de la prothèse sous la peau au toucher et consistance différente malgré tout du sein non opéré).

Les inconvénients:
Le sein reconstruit par prothèse est moins "naturel" que le sein controlatéral.
Le port d'un soutien-gorge postopératoire est quelque fois gênant.
Si un expandeur est utilisé, il n'existe quasiment pas de volume mammaire après la première intervention, cela est nécessaire à savoir car c'est possiblement une source d'insatisfaction. De plus cette technique imposera une deuxième intervention pour mettre la prothèse définitive.
Comme toute reconstruction mammaire, il sera souvent nécessaire d'effectuer des "retouches" et de reconstruire secondairement la plaque aréolo-mamelonnaire. De plus il est fréquent de devoir "symétriser" le sein opposé.

Les risques et complications:
la reconstruction mammaire est une intervention chirurgicale, qui comme toute intervention, comporte des risques liés à toute chirurgie. Les risques de l'anesthésie vous seront précisés par le médecin anesthésiste lors de la consultation.
Les risques liés à la reconstruction proprement dite, sont heureusement peu fréquent mais doivent être évoqués:
- la mauvaise cicatrisation: cicatrices chéloïdes ou disgracieuses sont possibles
- l'infection : nécessite un traitement antibiotique mais peut parfois nécessiter une ré intervention pouvant aller jusqu'à devoir déposer (enlever) la prothèse.
- l'hématome: peut justifier un drainage chirurgical.
- la nécrose de la peau: plus élevé s'il y a eu radiothérapie avant ou chez la fumeuse, avec le risque d'exposer la prothèse (la prothèse sort et est visible de la cicatrice) et d'imposer son explantation (son retrait) .
- la formation d'une coque contractile : il existe toujours la création d'une capsule autour de la prothèse, mais dans certains cas, elle se contracte entrainant une sensation de durcissement parfois douloureuse. Cette contracture peut entrainer une déformation du sein qui "moule" la prothèse. Ce risque peut justifier un changement de prothèse ou devoir enlever la coque (capsulectomie).
- les vagues et les plis: l'enveloppe de la prothèse peut présenter des plis qui peuvent être visible sous la peau si celle-ci est fine.
- le déplacement de la prothèse: conséquence de la contracture excessive du muscle, il peut nécessiter une nouvelle intervention.
- la rupture ou le dégonflement traumatique de la prothèse: risque possible en cas de traumatisme externe intense. Le changement de la prothèse est alors nécessaire.
- l'usure ou vieillissement de la prothèse: il faut savoir qu'aucune prothèse ne peut être considérée comme implantée à vie! Sa durée de vie est possiblement limitée. Avec le temps l'enveloppe s'use progressivement pouvant entrainer une fuite du produit de remplissage et occasionnant des conséquences variables. Avec une prothèse remplie au sérum physiologique, le sein se dégonfle rapidement. Avec une prothèse remplie au gel de silicone, le diagnostic est plus difficile. Il repose sur les examens complémentaires, tels que la mammographie, l'échographie du sein ou de l'IRM. Cette surveillance est nécessaire pour votre cancer mais également pour la prothèse. Dans tous les cas un changement de la prothèse est nécessaire.

Après le traitement du cancer du sein

La radiothérapie est un traitement locorégional des cancers. Elle consiste à utiliser des rayonnements (on dit aussi rayons ou radiations) pour détruire les cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier.

Séance de radiothérapie

L’irradiation a pour but de détruire les cellules cancéreuses tout en préservant le mieux possible les tissus sains et les organes avoisinants.

Plus de la moitié des patients atteints d’un cancer sont traités par radiothérapie à une étape de leur parcours de soin.

La sensibilité aux radiations varie selon les tissus et les différents types de cellules.

La radiothérapie est utilisée seule ou en association aux autres méthodes. Le choix dépend de la localisation et du stade de la tumeur, ainsi que de l'état général du malade.

Le médecin radiothérapeute va dans un premier temps repérer la tumeur, afin de mieux la "cibler" et adapter les champs d'irradiation à sa forme. Grâce aux progrès de l'imagerie médicale, le ciblage est de plus en plus précis.

La radiothérapie peut précéder la chirurgie pour réduire la tumeur préalablement et la rendre plus aisément opérable, ou la suivre pour compléter l'intervention en détruisant les cellules qui auraient échappé à la chirurgie. La radiothérapie peut aussi être combinée à la chimiothérapie.

 

On distingue la radiothérapie externe et la curiethérapie :

- dans la radiothérapie externe, les rayons sont émis en faisceau par une machine située à proximité du patient ; ils traversent la peau pour atteindre la tumeur.

- dans la curiethérapie, des sources radioactives sont implantées directement à l’intérieur du corps de la personne malade.

Il existe une troisième modalité de radiothérapie, la radiothérapie métabolique. Elle consiste à administrer, par voie orale (boisson ou capsule) ou par injection intraveineuse, une substance radioactive, qui se fixe préférentiellement sur les cellules cancéreuses pour les détruire.

La radiothérapie métabolique est utilisée pour traiter certains cancers de la thyroïde, la maladie de Vaquez et certaines métastases osseuses.

Les points essentiels de la radiothérapie

  • La radiothérapie consiste à exposer le malade à des rayonnements dans le but de détruire les cellules cancéreuses

  • Elle peut être associée à la chirurgie et aussi à la chimiothérapie. Ses indications sont liées à la localisation de la tumeur, à son stade et à l'état général du malade

  • La radiothérapie peut se faire en ambulatoire. Les séances sont de courte durée, à l'exception de la première qui est consacrée au repérage de la zone à irradier et aux calculs des modalités de traitement

  • La curiethérapie, variété de radiothérapie, comporte une source de rayonnement implantée directement dans la tumeur. Elle nécessite une hospitalisation de quelques jours en chambre isolée

  • Les effets secondaires de la radiothérapie sont fréquents mais le plus souvent transitoires, disparaissant à la fin du traitement. Ils varient suivant la zone irradiée et touchent principalement la peau et les muqueuses. Une fatigue est également fréquente après quelques séances. Dans tous les cas, des mesures appropriées permettent d'en atténuer les désagréments

    Comment se passe la radiothérapie ?

    Le plus souvent, la source est située à distance du patient : il s'agit d'une radiothérapie externe. Vous serez donc placé à distance de l'appareil. Celui-ci ressemble plus ou moins à un appareil de radiographie, mais en plus volumineux.
    La séance de radiothérapie, comme lors d'une radiographie, est de courte durée (de l'ordre de quelques minutes) et n'est absolument pas douloureuse. Elle ne nécessite pas d'hospitalisation et peut se faire en ambulatoire.
    Il faut savoir que la séance consacrée au repérage de la zone à irradier (ou champ d'irradiation) durera plus longtemps (1 heure, voire 2 heures). C'est à ce moment que l'on va calculer les doses et "marquer" sur la peau les points importants pour assurer le bon déroulement des séances. Ce marquage se fait par tatouage. Le radiothérapeute va également déterminer la position du malade et la technique d'irradiation. Les modalités du traitement sont calculées par ordinateur.

    A cours de chaque séance, une dose précise de rayonnement est délivrée, comme pour un médicament. On ne délivre à chaque fois qu'une partie de la dose totale prévue, de façon à atténuer le plus possible les effets secondaires de la radiothérapie. Les séances seront répétées à un rythme rigoureusement établi, qu'il est important de respecter, et pour un nombre précis de séances.

    La curiethérapie

    Parfois, dans le cas d'une petite tumeur, la source de rayonnement est implantée directement dans la tumeur : c'est la curiethérapie.

    Il s'agit de rayonnements précis, produits par l'introduction de corps radioactifs libérant un rayonnement à petite distance. La curiethérapie est indiquée par exemple dans certains cas de cancers gynécologiques, du sein, de la bouche et de la peau. La source est laissée en place quelques jours (4 à 5). Cela nécessite une hospitalisation en chambre isolée et protégée durant cette période.

    On utilise aussi maintenant, et pour certains types de cancers, une curiethérapie dite "à haut débit" qui réduit beaucoup le temps de traitement (jusqu'à quelques minutes.

     

La reconstruction mammaire par prothèse

Le cancer du sein est une tumeur qui se développe à partir des cellules constituant la glande mammaire. C’est une maladie dite hétérogène : il existe plusieurs types de tumeurs. A chaque tumeur est associé un traitement spécifique.

Quels sont les différents types de cancers du sein ?
Un cancer du sein peut être diagnostiqué à un stade in situ ou à un stade infiltrant.

  • Tant que les cellules cancéreuses restent confinées au niveau des canaux ou des lobules du sein, il s'agit d'un carcinome in situ.
  • En revanche, si les cellules cancéreuses ont traversé la membrane dite "basale" des canaux ou des lobules et ont envahi les tissus avoisinants, il s'agit d'un carcinome infiltrant. Les cellules cancéreuses peuvent se propager saoit dans les ganglioins situés sous l'aisselle, soit par voie veineuse. Ces cancers peuvent donner des métastases.

La classification des carcinomes infiltrants s'est affinée grâce à l'émergence des analyses génomiques.

Elles permettent ainsi de distinguer :

  • Le type “luminal” A (25 à 40 % des cas) et B (20 à 25 % des cas). Le terme luminal se rapporte au nom donné à un des deux types cellulaires du tissu mammaire normal. Les phases initiales des cancers du sein de type luminal se développent à partir des cellules épithéliales des canaux ou des lobules. Ce sont les formes les plus fréquentes de cancers du sein. Elles comprennent deux sous-groupes A et B selon qu'elles expriment fortement, luminal A, ou faiblement, luminal B, les récepteurs des oestrogènes.

 

  • Le type HER2+ (15 % des cas). Environ 15 % des cancers du sein surexprime le récepteur HER2 à leur surface. Activé, ce récepteur provoque la prolifération cellulaire ; sa surexpression dans les cancers du sein a longtemps été synonyme de mauvais pronostic, jusqu'au jour où un anticorps ciblant ce récepteur a été découvert : traztuzumab (Herceptin®).

 

  • Le type basal-like (15 à 18 % des cas). Le terme basal se rapporte à l'origine cellulaire de ce cancer. Les cellules luminales ont un contact limité avec le milieu environnant tandis que les cellules basales sont en permanence exposées aux signaux issus de l'extérieur. 10 à 15 % des cancers du sein se développent à partir de ces dernières et sont de type basal-like. En pratique, ils se caractérisent par l'absence de récepteurs aux oestrogènes et à la progestérone et par le fait qu'ils ne surexpriment pas HER2. Ils sont donc définis comme triple négatifs. Si tous les cancers de type basal-like sont triple négatifs, une certaine proportion de tumeurs triple négatives n'appartienne pas à la catégorie basal-like. Les deux dernières années ont permis de mieux caractériser les cancers de type basal et triple négatifs et d'en illustrer l'hétérogénéité morphologique et pronostique.

 

  • Deux gènes de prédisposition au cancer du sein ont été identifiés, nommés BRCA1 et BRCA2. 60 000 femmes seraient porteuses de l’une de ces deux mutations génétiques. Elles peuvent être transmises par n’importe lequel des deux parents et augmentent considérablement le risque de développer, un jour, un cancer du sein ou de l’ovaire. Un suivi adapté est proposé aux femmes identifiées comme porteuses de l’une de ces mutations.

 

Effets indésirables des traitements contre le cancer du sein

Les traitements provoquent souvent des effets secondaires désagréables. Ceux-ci varient considérablement d'une patiente et d'un traitement à un autre et il n'existe pas de moyen de prédire "qui" tolérera mieux "quoi". En revanche, les professionnels de santé sont là pour expliquer tout ce qui peut se passer et comment y remédier au mieux.

Effets indésirables de la chirurgie

Les effets indésirables de la chirurgie ne sont pas systématiques. Les effets les plus fréquents sont des complications du curage des ganglions auxiliaires et des séquelles esthétiques. Des hématomes et des infections peuvent suivre l'intervention. Une impression de tension de la peau du sein et de raideur des muscles du bras et de l'épaule se rencontrent parfois par la suite.

L'ablation d'un grand nombre de ganglions axillaires ralentit quant à elle la circulation lymphatique dans le bras, source éventuelle d'œdème. La technique du ganglion sentinelle en place du curage axillaire permet de réduire cet effet indésirable.

Effets indésirables de la radiothérapie

Les effets indésirables de la radiothérapie sont le plus souvent : fatigue, déglutition douloureuse, toux irritative, réactions cutanées, etc. Un sein traité par radiothérapie peut également être plus ferme qu'auparavant et changer légèrement de volume. Ces effets secondaires apparaissent pendant voire après le traitement.

Effets indésirables de l'hormonothérapie

Les effets indésirables de l'hormonothérapie sont variables, mais généralement limités et d'intensité modérée. Il s'agit le plus souvent de bouffées de chaleur, pertes vaginales, prise de poids, douleurs musculaires ou articulaires, etc.

Effets indésirables de la chimiothérapie

Problème majeur, les effets indésirables des chimiothérapies sont liés à l'absence de sélectivité des produits employés. Le traitement détruit les cellules cancéreuses, mais aussi certaines cellules à croissance rapide : cheveux, ongles, paroi du tube digestif et cellules sanguines. Fatigue, moins bonne résistance aux infections, perte d'appétit, modification du goût, nausées et vomissements, infections buccales (stomatites) et chute des cheveux sont, par conséquent, les manifestations indésirables les plus fréquentes.

Effets indésirables des thérapies ciblées

Les thérapies ciblées présentent des effets indésirables différents et moins marqués, souvent d'ordre cutané ou digestif, parfois cardiaque (hypertension).

La reconstruction mammaire par lambeau

Cancer du sein : facteurs de risque

Malgré la connaissance des principaux facteurs de risque et des essais en cours de prévention médicamenteuse assez prometteurs, il est impossible d'éviter la survenue d'un cancer du sein. Le mieux reste encore de dépister la maladie le plus rapidement possible, de façon à simplifier les traitements et accroître considérablement les chances de guérison. Le but du dépistage est de détecter parmi les personnes a priori non malades celles qui présentent des anomalies susceptibles d’être cancéreuses ou d’évoluer en cancer afin de les traiter rapidement.

Deux recommandations pour un dépistage précoce du cancer du sein

  • Un suivi régulier auprès de son médecin ou son gynécologue qui prescrira les examens nécessaires en cas de doute. L'idéal étant une consultation annuelle à partir de 30 ans.
  • Des mammographies régulières : le programme national de dépistage organisé du cancer du sein permet à chaque femme de 50 à 74 ans de bénéficier gratuitement d'une mammographie, tous les deux ans. La mammographie (radiographie des seins) détecte les anomalies de petites tailles, dont certaines seulement se révèleront être un cancer. Cet examen mammographique comprend deux clichés radiologiques par sein, associé à un examen clinique avec questionnaire médical qui permet au radiologue de connaître les antécédents familiaux et personnels. En cas d'anomalie, des examens complémentaires (mammographie complémentaire, échographie, ponction et éventuellement biopsie) seront prescrits pour préciser le diagnostic.

À partir de 50 ans, vous recevrez, tous les 2 ans, une invitation pour une mammographie gratuite, avec la liste des radiologues de votre département participant au dépistage organisé du cancer du sein. Votre médecin généraliste ou votre gynécologue peuvent répondre à vos questions sur cet examen.

 

Les symptômes du cancer du sein

Âge, cycle menstruel, grossesse, pilule contraceptive, hormones… de nombreux facteurs peuvent modifier la forme et la texture d'un sein et il n'existe pas de symptômes caractéristiques du cancer du sein. En revanche, un certain nombre de signes doivent inciter à consulter rapidement :

  • modification de la dimension ou de la forme d'un sein ;
  • grosseur/boule dans un sein ;
  • ganglion dur au niveau de l'aisselle ;
  • écoulement par le mamelon, surtout si sanglant ;
  • modification de la pigmentation ou de la texture de la peau du sein ou de l'aréole ;
  • rétraction irréversible du mamelon d’apparition récente.

 

Diagnostic du cancer du sein

Le diagnostic du cancer du sein se réalise en deux étapes : une phase de repérage de la maladie (le bilan diagnostique) et une phase d'évaluation de son évolution (le bilan d'extension).

Bilan diagnostique du cancer du sein

Le bilan diagnostique du cancer du sein s'articule autour d'un examen des seins et d'une mammographie. Le premier permet de préciser la nature d'une éventuelle grosseur : taille, consistance, mobilité, etc. La seconde apporte des informations complémentaires ou révèle des tumeurs trop petites pour être détectées à la palpation. Une IRM complémentaire pourra être prescrite si les premiers examens ne sont pas concluants.

La confirmation - ou infirmation - du diagnostic se fait par le biais de prélèvements. Une ponction cytologique (aspiration de liquide ou de tissu de la grosseur à l'aide d'une seringue) permet de déterminer s'il s'agit en réalité d'un kyste. La réalisation d'une biopsie à travers la peau sert non seulement à confirmer la présence de cancer, mais également à obtenir des indications sur son origine. La biopsie consiste à retirer un échantillon de tumeur ou de zone suspecte.

D'autres prélèvements et examens, plus rares, peuvent être réalisés si les premiers ne suffisent pas à poser un diagnostic précis.

L’examen physique prend en compte sept éléments :

  • la taille de la tumeur ;
  • la mobilité de la tumeur ;
  • la localisation de la tumeur ;
  • l’aspect de la peau ;
  • la forme du mamelon et de l’aréole ;
  • l’augmentation de la taille de la tumeur ;
  • la palpation des ganglions.

Bilan d'extension du cancer du sein

Le bilan d'extension est réalisé en cas de cancer du sein infiltrant. Il permet d'évaluer l'extension du cancer aux organes proches et/ou lointains, afin de déterminer les possibilités chirurgicales et les traitements médicaux les plus adaptés. Les principaux examens réalisés sont :

  • le scanner thoracique, à la recherche de métastases dans les poumons ;
  • l’échographie hépatique, à la recherche de métastases dans le foie ;
  • la scintigraphie osseuse, à la recherche de métastases dans les os.

Des examens sanguins et un bilan biologique sont parfois proposés, pour affiner le bilan d'extension et déterminer avec précision toutes les caractéristiques du cancer.

Système international de classification des tumeurs malignes : classification T.N.M.

L'extension de la maladie s'évalue en stades suivant la taille de la tumeur (de I à IV) ou en suivant la classification T.N.M. (taille et localisation de la tumeur – T1 à T4 ; ganglions atteints ou non – N0 à N3 ; présence ou non de métastases – M0 à M1).

 

                    



La cohérence cardiaque

Le cancer du sein est une tumeur qui se développe à partir des cellules constituant la glande mammaire. C’est une maladie dite hétérogène : il existe plusieurs types de tumeurs. A chaque tumeur est associé un traitement spécifique.

Quels sont les différents types de cancers du sein ?
Un cancer du sein peut être diagnostiqué à un stade in situ ou à un stade infiltrant.

  • Tant que les cellules cancéreuses restent confinées au niveau des canaux ou des lobules du sein, il s'agit d'un carcinome in situ.
  • En revanche, si les cellules cancéreuses ont traversé la membrane dite "basale" des canaux ou des lobules et ont envahi les tissus avoisinants, il s'agit d'un carcinome infiltrant. Les cellules cancéreuses peuvent se propager saoit dans les ganglioins situés sous l'aisselle, soit par voie veineuse. Ces cancers peuvent donner des métastases.

La classification des carcinomes infiltrants s'est affinée grâce à l'émergence des analyses génomiques.

Elles permettent ainsi de distinguer :

  • Le type “luminal” A (25 à 40 % des cas) et B (20 à 25 % des cas). Le terme luminal se rapporte au nom donné à un des deux types cellulaires du tissu mammaire normal. Les phases initiales des cancers du sein de type luminal se développent à partir des cellules épithéliales des canaux ou des lobules. Ce sont les formes les plus fréquentes de cancers du sein. Elles comprennent deux sous-groupes A et B selon qu'elles expriment fortement, luminal A, ou faiblement, luminal B, les récepteurs des oestrogènes.

 

  • Le type HER2+ (15 % des cas). Environ 15 % des cancers du sein surexprime le récepteur HER2 à leur surface. Activé, ce récepteur provoque la prolifération cellulaire ; sa surexpression dans les cancers du sein a longtemps été synonyme de mauvais pronostic, jusqu'au jour où un anticorps ciblant ce récepteur a été découvert : traztuzumab (Herceptin®).

 

  • Le type basal-like (15 à 18 % des cas). Le terme basal se rapporte à l'origine cellulaire de ce cancer. Les cellules luminales ont un contact limité avec le milieu environnant tandis que les cellules basales sont en permanence exposées aux signaux issus de l'extérieur. 10 à 15 % des cancers du sein se développent à partir de ces dernières et sont de type basal-like. En pratique, ils se caractérisent par l'absence de récepteurs aux oestrogènes et à la progestérone et par le fait qu'ils ne surexpriment pas HER2. Ils sont donc définis comme triple négatifs. Si tous les cancers de type basal-like sont triple négatifs, une certaine proportion de tumeurs triple négatives n'appartienne pas à la catégorie basal-like. Les deux dernières années ont permis de mieux caractériser les cancers de type basal et triple négatifs et d'en illustrer l'hétérogénéité morphologique et pronostique.

 

  • Deux gènes de prédisposition au cancer du sein ont été identifiés, nommés BRCA1 et BRCA2. 60 000 femmes seraient porteuses de l’une de ces deux mutations génétiques. Elles peuvent être transmises par n’importe lequel des deux parents et augmentent considérablement le risque de développer, un jour, un cancer du sein ou de l’ovaire. Un suivi adapté est proposé aux femmes identifiées comme porteuses de l’une de ces mutations.

 

Effets indésirables des traitements contre le cancer du sein

Les traitements provoquent souvent des effets secondaires désagréables. Ceux-ci varient considérablement d'une patiente et d'un traitement à un autre et il n'existe pas de moyen de prédire "qui" tolérera mieux "quoi". En revanche, les professionnels de santé sont là pour expliquer tout ce qui peut se passer et comment y remédier au mieux.

Effets indésirables de la chirurgie

Les effets indésirables de la chirurgie ne sont pas systématiques. Les effets les plus fréquents sont des complications du curage des ganglions auxiliaires et des séquelles esthétiques. Des hématomes et des infections peuvent suivre l'intervention. Une impression de tension de la peau du sein et de raideur des muscles du bras et de l'épaule se rencontrent parfois par la suite.

L'ablation d'un grand nombre de ganglions axillaires ralentit quant à elle la circulation lymphatique dans le bras, source éventuelle d'œdème. La technique du ganglion sentinelle en place du curage axillaire permet de réduire cet effet indésirable.

Effets indésirables de la radiothérapie

Les effets indésirables de la radiothérapie sont le plus souvent : fatigue, déglutition douloureuse, toux irritative, réactions cutanées, etc. Un sein traité par radiothérapie peut également être plus ferme qu'auparavant et changer légèrement de volume. Ces effets secondaires apparaissent pendant voire après le traitement.

Effets indésirables de l'hormonothérapie

Les effets indésirables de l'hormonothérapie sont variables, mais généralement limités et d'intensité modérée. Il s'agit le plus souvent de bouffées de chaleur, pertes vaginales, prise de poids, douleurs musculaires ou articulaires, etc.

Effets indésirables de la chimiothérapie

Problème majeur, les effets indésirables des chimiothérapies sont liés à l'absence de sélectivité des produits employés. Le traitement détruit les cellules cancéreuses, mais aussi certaines cellules à croissance rapide : cheveux, ongles, paroi du tube digestif et cellules sanguines. Fatigue, moins bonne résistance aux infections, perte d'appétit, modification du goût, nausées et vomissements, infections buccales (stomatites) et chute des cheveux sont, par conséquent, les manifestations indésirables les plus fréquentes.

Effets indésirables des thérapies ciblées

Les thérapies ciblées présentent des effets indésirables différents et moins marqués, souvent d'ordre cutané ou digestif, parfois cardiaque (hypertension).