La sciatique

L'essentiel sur les sciatiques

En plein déménagement, vous soulevez un carton plus lourd que prévu et tout-à-coup, une décharge électrique vous paralyse la jambe. Vous venez d'être frappé par une sciatique !!

Une douleur infernale

La douleur semble partir de la fesse, puis gagne la cuisse, la jambe et enfin le pied. Enfin, une raideur de la colonne peut vous empêcher  de vous pencher en avant. Parfois, la souffrance ne dépasse pas le genou et le facteur déclenchant de la crise n'est pas toujours identifiable. La douleur est augmentée par les efforts, la toux ou l'éternuement. Les pressions et forces de flexion culminent dans le bas de la colonne vertébrale. Tels sont les symptômes de la sciatique ou lombosciatique.

Les nerfs les plus souvent touchés sont ceux de la cinquième racine lombaire et de la première racine sacrée (sacrum). Ils forment le nerf sciatique qui descend le long de la jambe jusqu'au pied. C'est cette atteinte du nerf sciatique qui est à l'origine de ces douleurs infernales.

Cette douleur suit un trajet bien déterminé selon que c'est la cinquième racine lombaire ou la première racine sacrée qui est irritée :

  • Lombosciatique L5 : la douleur lombaire se prolonge sur la face externe de la cuisse et de la jambe, croise le dos du pied et gagne le gros orteil ;
  • Lombosciatique S1 : la douleur lombaire se prolonge sur la fesse, la face postérieure de la cuisse et de la jambe, et passant par la plante du pied, atteint le petit orteil.

Ainsi, la sciatique peut entraîner plusieurs symptômes : crampes, douleurs devant ou derrière la cuisse, irradiations au pied, troubles de la sensibilité ou de la force musculaire… Des signes que le patient doit connaître avec précision pour en donner la description au médecin.

Les causes les plus fréquentes

A l'origine des sciatiques, on trouve plusieurs causes :

  • Chez une personne jeune, une hernie discale est la cause principale (une hernie discale est la rupture du cartilage d'un disque intervertébral, qui provoque le glissement du noyau pulpeux vers l'extérieur). Il en résulte une pression exercée sur les racines nerveuses à ce niveau.. Il s'agit d'une altération du disque lombaire entre deux vertèbres. Cette rupture du cartilage va entraîner la compression des racines nerveuses.
  • Chez les sujets de plus de 50 ans, la sciatique peut être due à un canal lombaire étroit, qui résulte d'un confinement des terminaisons nerveuses dans un espace trop petit.

Plus rarement, les causes peuvent résulter de :

- Un spondylolisthésis qui est un glissement d'une vertèbre par rapport à la vertèbre située juste au-dessous ;
- Une origine tumorale ou infectieuse.

Une guérison le plus souvent spontanée

Huit à 9 fois sur 10, la sciatique guérit spontanément en 6 à 8 semaines. Ainsi, ce n'est que lorsque le traitement médical rhumatologique s'avère insuffisant (anti-douleurs, anti-inflammatoires, infiltrations…), qu'une opération peut être envisagée. Seuls certains symptômes doivent conduire à consulter sans délai : troubles urinaires ou début de paralysie du pied par exemple.

En dehors de ces traitements, on trouve la ceinture lombaire. Elle permet de diminuer la pression sur le disque malade et évite les micro-mouvements du rachis qui font grossir la hernie et augmentent la compression de la racine. Les infiltrations servent à instiller une très faible quantité de cortisone au contact de la racine irritée par la hernie discale.

Les récidives sont aléatoires. Deux disques vertébraux et quatre racines nerveuses lombaires peuvent, sur une vie entière, provoquer une sciatique. Toutefois, la qualité de guérison de la première sciatique associée à la prévention diminue le risque. Enfin, un repos strict est guidé par l'intensité de la douleur. Toutefois, un repos systématique trop prolongé est considéré comme néfaste notamment à cause du relâchement de la sangle abdominale

 

Les sciatiques et leur traitement

Sur le plan anatomique, les douleurs sciatiques (ou sciatalgies) correspondent à une compression de la racine antérieure, motrice, du nerf sciatique. Les douleurs sont généralement typiques et le plus souvent isolées.

La plupart des sciatalgies du sportif sont bénignes et ne justifient que le repos, accompagné d'un simple traitement antalgique et anti-inflammatoire. Plus de la moitié des sciatiques guérissent spontanément, en une moyenne de 4 à 5 mois.

Dans certains cas cependant, les lésions importantes avec rupture du disque intervertébral ou les hernies discales provoquant des douleurs durables peuvent contraindre à un geste chirurgical. L'examen principal est le scanner, qui mesure très exactement l'étendue des dégâts.

Le traitement médical

Le symptôme douleur est en première ligne : les antalgiques sont efficaces, qu'il s'agisse des anti-inflammatoires et décontracturants ou des antalgiques de classe III (morphine et dérivés de l'opium).

Les infiltrations de corticoïdes sont un appoint fréquemment concluant, tout comme les techniques mécaniques, utilisées conjointement. Contention lombaire, vertébrothérapie et tractions sont efficaces dans près de 70 % des cas.

L'ancien dogme du repos absolu est actuellement discuté par les spécialistes. Il semble acquis qu'une certaine liberté de mouvement, avec reprise très prudente des activités, ne change pas le pronostic de la sciatique.

La chirurgie

Ce n'est qu'en cas d'échec du traitement médical et d'aggravation des symptômes qu'un geste chirurgical sera envisagé. La traction est en effet inutile pour les hernies de la région lombaire.

L'objectif est de soulager rapidement la compression de la racine nerveuse. Pour cela, on peut soit :

  • Détruire le noyau hernié par une substance chimique. C'est la nucléolyse à la chymopapaine. Ses indications doivent être soigneusement pesées. La technique est sûre avec 75 % de bons résultats et entraîne la guérison en quelques semaines ;
  • Extraire chirurgicalement le fragment de disque faisant hernie. C'est la méthode qui donne les meilleurs résultats : près de 100 %. Elle réclame une technicité parfaite ;
  • Eliminer le fragment de disque gênant par voie percutanée. La méthode a connu son embellie au début des années 90. Ses résultats sont comparables à ceux de la nucléolyse.

 

Le sport prévient-il la survenue d'une sciatique ?

Les douleurs sciatiques du sujet sportif sont dues à l'irritation ou à la compression d'une ou plusieurs racines du nerf sciatique, le plus souvent par des glissements ou des pincements vertébraux. Ces phénomènes s'accompagnent parfois de hernies du disque intervertébral, faisant du traitement de la sciatique un problème médical, voire chirurgical.

La statique de la colonne vertébrale est une somme de mécanismes complexes (osseux, musculaires, tendineux, nerveux) où jouent des forces parfois antagonistes. Un effort physique au niveau lombaire mobilisera activement des muscles aussi éloignés que les abdominaux, les psoas et les para-vertébraux. L'antagonisme de ces segments, les distorsions violentes lors de certains gestes sportifs expliquent les déplacements vertébraux.

Le sport, cause ou moyen préventif ?

Certains sports exposent particulièrement aux accidents vertébraux :

  • Les sports asymétriques comme le tennis, le golf, le squash, le badminton sont grands pourvoyeurs de douleurs sciatiques ;
  • Tous les sports exigeant des mouvements et changements de pied brusques, comme le rugby ou le football, sont à pratiquer avec prudence, surtout passé un certain âge !
  • Les sports qui tassent la colonne, comme l'équitation, présentent un risque certain.

En fait, n'importe quel mouvement suffisamment brusque et anti-naturel est susceptible de provoquer un déplacement vertébral.

Essayer de limiter les risques

La musculation est préventive à long terme. Elle intéresse les abdominaux et dorsaux mais aussi les cuisses (quadriceps). Elle vise également à corriger la lordose lombaire (courbure de la colonne vertébrale qui se situe au-dessus des fesses), dont les excès déstabilisent la dynamique vertébrale.

L'échauffement musculaire est un préalable à toute activité sportive. Il concerne tous les segments corporels, par une mise en œuvre musculaire progressive, des étirements et des assouplissements.

Le port d'un stabilisateur lombaire est souhaitable chez tout sportif alerté de temps à autre par des pointes douloureuses dans la fesse ou derrière la cuisse. Il en existe de très pratiques (gonflables et adaptables à l'effort), qui préviennent les mouvements excessifs de la colonne lombaire.

Lorsque surviennent ces petits signes douloureux, même transitoires, l'abstention sportive de quelques jours est recommandée.

Une kinésithérapie à visée ostéopathique, en réduisant les contractures musculaires, permet de prévenir la récidive ou l'entretien d'un certain nombre de lésions. Des visites régulières chez un somato-psychopédagogue peuvent aussi être efficaces.

Il est enfin des sports et activités évidemment bénéfiques et peu suspects de provoquer des douleurs sciatiques : la natation, le vélo, l'aviron, le jogging, le Pilates, …

 

Le lumbago

Un lumbago n'est rien d'autre qu'une lombalgie aiguë.

On a pour habitude d'appeler ce type de douleurs musculaires « mal de reins » ou « tour de reins » même si l'organe rénal proprement dit n'est aucunement affecté.

Symptômes du lumbago : dos et parfois fesses et jambes

Les symptômes du lumbago seront relativement identiques à ceux d'une lombalgie. La douleur ressentie en cas de lumbago sera :

  • récente
  • consécutive à un effort
  • d'origine musculaire (avec une importante raideur du bas du dos)
  • particulièrement intense

La tension musculaire entraîne parfois une compression du nerf sciatique avec, dans ce cas, des douleurs qui irradient :

  • dans les fesses
  • et parfois jusque dans les jambes

Le lumbago est une pathologie bénigne

La douleur du lumbago provient de la masse musculaire sacro-lombaire qui s'est durcie, c'est donc une contracture musculaire. L'intensité de la douleur est souvent inquiétante, d'autant que les lumbagos sont très invalidants. Généralement, on peut donc comprendre quel mouvement est à l'origine de la douleur et ainsi de se convaincre de l'aspect bénin de l'atteinte.

Les causes du lumbago : effort inadapté

Le lumbago est généralement consécutif à un effort important qui a dépassé les capacités d'adaptation de la masse musculaire sacro-lombaire. Ce sont souvent des mouvements effectués en malposition ou inhabituels qui engendrent ce type de réactions musculaires :

  • effort en torsion
  • trébuchement avec un objet lourd dans les bras et qu'on essaie de retenir
  • mouvements répétitifs

Les personnes les plus sujettes à ce type de douleurs musculaires sont :

  • celles dont la forme physique n'est pas très bonne ;
  • ou bien celles qui exercent des métiers physiques où le port de lourdes charges est fréquent (maçon, déménageurs, etc.)

Lumbago : des liens avec d'autres pathologies

Les douleurs lombaires peuvent aussi avoir pour origine :

  • une hernie discale
  • un problème digestif ou gynécologique
  • des pathologies osseuses ou articulaires (ostéoporose, arthrite, arthrose)

Les lombaires peuvent répercuter un autre problème

En cas de problème digestif, urinaire ou gynécologique même bénin (diarrhée, constipation, prostatite, etc.), les vertèbres lombaires seront déjà soumises à une forme de stress :

  • leurs capacités d'adaptation en seront fortement réduites
  • elles auront plus facilement tendance à se « bloquer »

Le lumbago a des effets sur l'organisme autres que musculaires

Inversement, les problèmes vertébraux et a fortiori lombaires ont un retentissement digestif, urinaire ou gynécologique :

  • les nerfs allant innerver les organes émergents de la moelle épinière au niveau des vertèbres
  • donc leur « décalage » peut irriter les nerfs et avoir un impact sur la transmission des informations nerveuses.

Le mécanisme lésionnel du lumbago : une défense

Le lumbago est dû à une contracture musculaire des muscles dorsaux.

Ces muscles, soumis à un mouvement brutal, vont se contracter pour contenir le geste :

  • ce mécanisme de défense vise à protéger le système articulaire qui risquerait sans cela de dépasser son amplitude physiologique
  • en se contractant violemment, les muscles vont rester spasmés, contractés, et cette tension va entraîner une douleur

Parallèlement, en se contractant, les muscles dorsaux qui s'attachent sur les vertèbres vont :

  • les tracter en inclinaison et en rotation (le plus souvent du même côté)
  • et les verrouiller dans cette mauvaise position

Le phénomène inverse existe également :

  • un choc ou un traumatisme peut décaler une vertèbre
  • pour éviter que cette vertèbre ne se déplace de façon excessive, une contracture musculaire va s'installer pour immobiliser la vertèbre

Lumbago : une durée de 1 à 2 semaines

La douleur a tendance à s'atténuer en quelques jours :

  • au début, elle est particulièrement brutale et intense et empêche de réaliser un certain nombre de mouvements
  • ensuite, elle cède progressivement en 1 à 2 semaines

Complications lumbago : la compensation

Cette évolution en apparence positive cache généralement une réalité beaucoup plus noire : le corps peut compenser.

Cela signifie que l'organisme « a fait avec » et s'est organisé de façon à diminuer la douleur en fonctionnant différemment :

  • pour ce faire, il sollicite anormalement d'autres structures qui vont devoir compenser la perte de mobilité     
  • tout peut très bien fonctionner pendant des mois, mais l'organisme est moins à même de gérer les désagréments du quotidien (digestion difficile, stress, etc.), car il est      déjà en adaptation d'un trouble musculo-squelettique

Les compensations peuvent entraîner des récidives, mais dans plus de 30 % des cas, des rechutes surviennent indépendamment du phénomène compensatoire.

Attention ! Le lumbago non traité ou mal pris en charge peut se chroniciser et devenir particulièrement handicapant.

Traitement du lumbago

Le traitement du lumbago doit traiter la cause.

Le lumbago est une douleur musculaire occasionnée par la contracture musculaire des muscles para vertébraux au niveau de la région lombaire (bas du dos).

Son symptôme principal est une douleur violente et subite due à un effort inadapté.

Traitement du lumbago : soigner la cause

Pour solutionner efficacement cette douleur, la meilleure solution est de s'attaquer à son origine, c'est-à-dire :

  • soit au décalage vertébral  lui-même
  • soit aux origines mêmes de ce décalage : problème digestif ; problème duremérien (la dure-mère est une membrane enveloppant les structures du système nerveux       central : cerveau et moelle épinière); problème émotionnel ;problème énergétique

 

Médicaments et kiné comme traitement du lumbago

Généralement, le lumbago est soigné par des traitements s'attaquant aux symptômes.

Traitement du lumbago par médicaments

Le traitement médicamenteux classique vise à prescrire :

  • des anti-inflammatoires ;
  • des antalgiques ;
  • et des myorelaxants visant à calmer la douleur.

Si ce traitement s'avère généralement efficace tant qu'il est suivi, l'arrêt du traitement précède de peu le retour de la douleur.

Des ceintures lombaires sont parfois proposées pour soutenir la colonne lombaire et éviter les mouvements brusques.

Un traitement du lumbago par la kinésithérapie

Les médecins ont tendance à envoyer les patients souffrant de lumbago chez un kinésithérapeute.

Celui-ci travaille le renforcement de la sangle abdominale et des muscles lombaires, mais si une vertèbre est déplacée, le traitement se révélera insuffisant.

Les massages peuvent être profitables un temps pour relâcher les muscles tendus.

Les kinésithérapeutes pourront également apprendre les gestes et postures à adopter dans certaines situations de façon à protéger sa colonne lombaire (fléchir les jambes et pousser dessus pour soulever un objet lourd, etc.).

Ostéopathie, Somato-psychopédagogie, acupuncture : l'autre traitement du lumbago

Le traitement du lumbagopeut être pris en charge par de nombreuses disciplines et médecines douces.

Ostéopathie

L'ostéopathie reste la méthode phare pour le traitement du lumbago.

L'ostéopathe a toutes les clefs pour traiter efficacement un patient souffrant de lumbago, car il peut :

  • traiter directement la vertèbre « déplacée » et, par action réflexe, détendre le muscle
  • traiter la cause originelle en travaillant : sur les organes (en cas d'origine digestive, urinaire ou gynécologique), sur la dure-mère (en cas de problème membraneux), sur le crâne (lié au bassin et jouant un rôle au niveau lombaire), sur les vertèbres cervicales, autre zone particulièrement mobile de la colonne vertébrale et jouant un rôle indirect sur les lombaires.

Traitement du lumbago : le décodage biologique des maladies

Le bio décodage propose d'aborder les différentes pathologies selon l'angle émotionnel.

Dans le cadre d'une atteinte lombaire, il faudra chercher un conflit émotionnel du côté des « collatéraux » (souvent en termes de dévalorisation).

Les collatéraux sont les gens considérés comme étant de même niveau, de même rang ou de même statut :

  • frère, sœur, cousin, cousine ou assimilés
  • amis ou copains
  • collègues de travail (pas des supérieurs hiérarchiques ni des subordonnés).

Ce type de thérapie convient davantage aux lombalgies chroniques qui ont tendance à s'éterniser et ne se règlent pas par d'autres méthodes.

Lumbago et somato-psychopédagogie

C'est ici que j'interviens en tant que somato-psychopédagogue. Après les séances chez l'ostéopathe, je vais continuer son travail tout en y intégrant la dimension psychologique de la "blessure". Je vais m'attacher à comprendre, avec la personne, si le lumbago devient chronique, pourquoi elle se bloque toujours à ce niveau là, est ce qu'il y a un facteur déclencheur (travail, famille, stress, fatigue, ...)

Je vais travailler de la même manière que l'ostéopathe et faire en sorte de maintenir un équilibre dans le corps afin que celui-ci garde sa posture naturelle et que le corps ne compense pas et/ou ne s'adapte pas à la douleur.

L'acupuncture pour traiter le lumbago

Un acupuncteur pourra travailler sur l'origine énergétique du lumbago. L'acupuncture permet d'obtenir d'excellents résultats. Il s'agit de piquer de minuscules aiguilles à des endroits clés du corps.

 

Les contractures musculaires

En tout premier lieu il faut identifier une contracture musculaire pour la soigner.

Une contracture musculaire est due à la contraction involontaire d'un ou de plusieurs muscles.

Il y a deux types principaux de contractures :

  • Contracture du dos
  • Contracture du mollet

 

Contracture musculaire : pas une crampe ni une déchirure

La contracture musculaire se distingue :

  • Des crampes par sa durée : les contractures dureront beaucoup plus longtemps que les crampes et ne céderont pas spontanément comme la crampe
  • de la déchirure musculaire, du claquage et de l'élongation dans la mesure où aucune lésion anatomique n'existe dans le cas de la contracture

 

Causes de la contracture musculaire : les muscles striés

Il existe plusieurs causes aux contractures musculaires.

Les principales sont :

  • un excès d'activité physique ou  sportive
  • une lésion musculaire mal réglée
  • un traumatisme

 

Contracture musculaire : un mécanisme de défense

Dans tous les cas, la contraction musculaire est un mécanisme de défense :

  • le muscle se contracte pour limiter les mouvements et éviter l'aggravation d'un problème sous-jacent qui n'est pas pris en compte
  • ce type de mécanisme est particulièrement bien connu dans le cas d'un lumbago lumbago ou d'un torticolis par exemple

 

Contracture musculaire : des symptômes précis

Le diagnostic de la contracture musculaire est assez évident.

En effet, elle est généralement visible et on retrouve :

  • un muscle dur à la palpation
  • une douleur au toucher
  • un muscle particulièrement douloureux lors de l'étirement ou du mouvement

Attention ! Les crampes sont, elles, des contractures musculaires passagères.

 

Traiter la contracture : repos et étirements doux

Le traitement consiste dans un premier temps à se reposer.

Par la suite, diverses méthodes thérapeutiques peuvent être mises en place :

  • individuellement :
    • application de chaud, massage, étirements, prise d'anti-douleurs, par des professionnels : kinésithérapie; ostéopathie, somato-psychopédagogie, prescriptions de myorelaxants et d'anti-inflammatoires

 

Soigner une contracture

Le diagnostic doit être posé avant d'essayer de soigner une contracture.

La contracture du dos et celle du mollet sont très fréquentes, douloureuses et invalidantes.

Il existe différents moyens pour soigner une contracture.

 

Soigner une contracture : d'abord le diagnostic

Avant de chercher à soigner une contracture par ses propres moyens, il faut s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un problème grave et qu'aucune lésion musculaire n'est à redouter :

  • s'il s'agit d'une « simple » contracture, on pourra mettre en place un certain nombre de solutions à domicile
  • s'il s'agit d'une contracture associée à des lésions (musculaires dans le cas d'une contracture au mollet ou par exemple discale dans le cas d'une contracture du dos), il faudra faire appel à un spécialiste

Le thérapeute concerné pourra poser un diagnostic.

À noter : On peut toujours, par la suite, suivre une autre méthode de traitement, mais le diagnostic auprès d'un médecin, lui, reste incontournable.

 

Traitements classiques pour soigner une contracture

      Habituellement, pour une contracture :

  • les médecins vont prescrire du repos et parfois des myorelaxants
  • les médecins du sport vont prescrire des anti-inflammatoires et des antalgiques (antidouleurs) voire des semelles correctrices
  • les kinésithérapeutes vont prescrire des massages

Dans tous les cas, le repos est nécessaire. Il faut laisser le muscle récupérer, à fortiori lorsqu'il s'agit d'une contracture au mollet.

Pour une contracture du dos : il faut aussi que le muscle se repose, mais la prise d'anti-inflammatoires est inutile (réduit la douleur, mais ne règle pas le problème de fond).

 

Soigner une contracture : chaleur, massage, huiles

Au moment même où surgit la contracture, il est possible de réagir avec des gestes simples :

  • la première chose à faire est d'appliquer de la chaleur sur la zone : appliquer une compresse chaude (voire une bouillotte) sur la région contracturée pendant environ une demi-heure
  • procéder au massage doux du muscle contracté avec des pommades myorelaxantes ou des huiles essentielles

Pour les huiles essentielles (HE) on peut par exemple mélanger à parts égales :

  • de l'huile essentielle d'estragon
  • de l'huile essentielle de gaulthérie
  • moitié moins d'huile essentielle de laurier noble
  • de l'huile végétale de macadamia

Appliquer jusqu'à cinq fois par jour en massages doux sur la zone contractée.

Médecines douces : pour soigner la contracture du dos

Une fois le diagnostic posé avec la certitude qu'aucune lésion grave n'est à déplorer, il est fortement recommandé de se rendre chez :

  • un ostéopathe
  • un étiopathe
  • un chiropracteur
  • ou un somato-psychopédagogue

En effet, ces thérapeutes seront presque les seuls à pouvoir traiter une douleur dorsale en profondeur c'est-à-dire en résolvant la cause :

  • si la contracture musculaire initiale a eu lieu au niveau lombaire, les liens étroits qui existent entre les structures dorsales peuvent avoir répercuté la tension au niveau du cou, avoir « verrouillé » des vertèbres ou entraîner des problèmes digestifs, entre autres ;
  • seuls les thérapeutes holistiques tels que les ostéopathes ou les somato-psychopédagogue feront le lien entre ces différents symptômes et sauront remonter à l'origine des différents troubles.

Une seule séance suffit parfois, mais plusieurs sont nécessaires lorsque de nombreuses compensations se sont mises en place au fil du temps.

Important : Pour éviter les récidives, et s'il s'agit de l'origine du problème, il est conseillé de muscler son dos. Dans tous les cas, boire beaucoup d'eau.