SPP et appareil locomoteur

Dire qu'il faut prendre soin de son appareil locomoteur revient à dire qu'il faut prendre soin de corps. Que vient faire la SPP ici ? Que peut elle apporter ou guérir ?

La SPP n'est pas une méthode miracle, elle ne se substitue à aucun traitement médical ou de kinésithérapie ou d'ostéopathie. Elle vient en complément. Comment ?

La SPP peut intervenir pour un problème d'épaule, de coude, de poignet, de genou, de hanche, de cheville ou même de pied en déliant les tensions musculaires autour de l'articulation mais aussi en travaillant en micro-jeu articulaire sur la dite articulation de manière à faire récupérer à la personne toute l'amplitude naturelle de cette articulation.

l'appareil locomoteur

L'appareil locomoteur humain (ou appareil musculo-squelettique) est le système d’organes qui confère à l'homme l'aptitude à se mouvoir physiquement. Il se compose du système musculaire, du squelette osseux et cartilagineux ainsi que les éléments rattachés (ligaments, tendons…).

Comme son nom l'indique, l'ensemble formé par tous ces éléments permet la locomotion (marche, course, nage), mais il a d'autres fonctions, comme la préhension, la communication verbale (phonation) et non verbale (mimique, salut).

Si l'appareil locomoteur a un rôle dans le mouvement et la motricité, il a également un rôle dans l'absence de mouvement et le maintien de la posture (position debout ou assise).

 

 

Le poignet

Le poignet est une région du membre supérieur située entre la main et l'avant-bras, et contenant le carpe.

Élément-clé pour le fonctionnement de la main, il permet les mouvements (c'est-à-dire les changements de place et d’orientation) de la main par rapport à l’avant-bras, transmet les forces appliquées de la main à l’avant-bras, permet d'adapter la capacité de flexion-extension maximale des doigts et de la préhension.

Anatomie

Les os constituant le poignet sont représentés par l'extrémité inférieure du radius, du cubitus (ou ulna), de la première rangée (rangée proximale) et la deuxième rangée des os du carpe.

La première rangée des os du carpe est composée du scaphoïde, du semi-lunaire, du pyramidal, et de l'os pisiforme.

La deuxième rangée (rangée distale) est composée du trapèze, du trapézoïde, du grand-os et de l'os crochu.

Un poignet d'enfant compte moins d'os qu'un poignet adulte, car il n'a pas terminé sa croissance. Par exemple, chez un bébé d'un an, le poignet ne compte que trois os seulement.

Le système ligamentaire

Le système ligamentaire du poignet doit être un juste équilibre entre les contraintes nécessaires au maintien de la stabilité du poignet et la grande maniabilité qui caractérise cette région.

Aucun muscle ne s'insérant sur la rangée proximale des os du carpe, la stabilité de celle-ci dépend exclusivement des ligaments qui s’y attachent ou qui la croisent.

Le plan ligamentaire palmaire (antérieur) est épais et résistant alors que le plan dorsal (postérieur) est plus fin et moins important. La majorité des ligaments du poignet est palmaire et intra-capsulaire. La fonction des différents ligaments est expliquée par l'orientation de leurs fibres.

Les ligaments du poignet ont fait l'objet de nombreuses études. Les descriptions et nomenclatures, de même que les classifications, sont nombreuses ; ceci en raison d'une grande variabilité entre les individus.

Biomécanique du poignet

À partir de la position de repos, le poignet dispose de deux degrés de mobilité :

  • les mouvements de latéralité : l'abduction et l'adduction,
  • la flexion et l'extension

La combinaison, à divers degrés, de ces mouvements va permettre au poignet un large secteur de mobilité.

Les mouvements de latéralité

Lors des mouvements de latéralité, les os de la première rangée du carpe décrivent un mouvement harmonieux et synchrone de rotation autour d'un axe dorso-palmaire passant par la tête du grand os.

Ces mouvements ont lieu au niveau des articulations radio-carpienne et médio-carpienne selon une répartition variable.

Associations de mouvements

Les mouvements de flexion, d'extension ainsi que les mouvements de latéralité ne sont pas des mouvements simples qui s'effectuent autour d'un seul axe mais sont le plus souvent associés.

Ainsi, lors de l'abduction, une flexion dorsale se produit dans la première rangée des os du carpe, mais ce mouvement n'est pas apparent car il est compensé par une flexion palmaire de la deuxième rangée. De plus, la première rangée se met en supination, tandis que la deuxième rangée se met en pronation, mouvements qui s'annulent également.

L'adduction, quant à elle, s'accompagne d'une flexion et pronation de la première rangée et d'une extension et supination de la deuxième rangée. Ces mouvements s'annulent ainsi.

La flexion est automatiquement associée à une inclinaison cubitale tandis que l'extension est associée à une inclinaison radiale.

Certaines limitations d'amplitude sont liées à la structure du massif carpien. C'est ainsi qu'un mouvement d'abduction n'est pas possible dans la flexion palmaire maximale, car la première rangée des os du carpe ne peut alors se déplacer, ni basculer.

Pathologies du poignet

Fractures

  • fracture du scaphoïde : elle constitue 70 % des fractures intéressant les os du carpe,
  • fracture de Pouteau-Colles: la plus fréquente, elle correspond à une fracture de      l'extrémité inférieure du radius avec déplacement dorsal et radial, secondaire à une chute sur la main avec coude tendu, l’avant-bras en pronation  et poignet en extension et déviation radiale. C'est une fracture isolée, sans atteindre de l'ulna. Dans le cas où on constate un arrachement de la  styloïde ulnaire, ce sera une fracture de Gérard Marchand.
  • fracture de Goyrand-Smith : fracture de l'extrémité inférieure du radius avec      déplacement palmaire, secondaire à une chute sur la main avec coude tendu,      l’avant-bras en supination et poignet en flexion et déviation ulnaire,

Autres

  • entorses,
  • tendinites,
  • arthrose,

 

Le coude

Le coude (ou articulation olécranienne) est la partie du membre supérieur située entre le bras et l'avant-bras. Cette articulation comprend en avant la région du « pli du coude ». C'est un complexe articulaire du membre supérieur humain reliant le bras à l'avant-bras. Il unit ainsi trois os entre eux : le radius, l'ulna (cubitus) et l'humérus.

Elle est la réunion de trois articulations : huméro-ulnaire, huméro-radiale et radio-ulnaire proximale (supérieure). Lorsque l'avant-bras est tendu (extension complète), le bras et l'avant-bras ne sont pas alignés dans le plan frontal. Les deux parties forment un angle ouvert en dehors, d'environ 170° chez l'homme, 160° chez la femme ; c'est ce qui est appelé le valgus physiologique (on retrouve la même chose pour le genou).

Anatomie fonctionnelle

Le coude permet la flexion/extension de l'avant-bras sur le bras ainsi que la pro supination de l'avant-bras.

En flexion, le coude peut quasiment fermer l'angle formé entre le bras et l'avant-bras, mais ceci est impossible en raison de l'encombrement musculaire dans la partie antérieure du bras.

Muscles mis en jeu

Les muscles mis en jeu pour le mouvement le plus simple du coude, c’est-à-dire la flexion/extension, sont peu nombreux et sont localisés dans le bras.

Si l'on veut exploiter le coude dans toutes ses possibilités, et utiliser alors la pronosupination, les muscles mis en jeu sont plus nombreux. Ne sont mis ici que les muscles se rapportant au coude (donc mobilisant l'articulation radio-ulnaire proximale), car la pronosupination complète mobilise également le poignet et l'épaule avec des mouvements d'abduction/adduction et de rotation.

Pathologies

Les pathologies les plus fréquentes avec le coude sont liées aux problèmes de cartilage (type arthrose) et apparaissent souvent avec la vieillesse. Les traumatismes les plus fréquents, quant à eux, sont les fractures.

Dans certains cas très graves, on peut être amené à remplacer complètement tout le complexe articulaire par des prothèses de coude. Il existe aussi des fractures de la palette humérale (extrémité distale de l'humérus) pouvant donner suite à la nécessité d'implants anatomiques.

Et si on parlait un peu du tennis elbow ?

Le tennis elbow est une épicondylalgie. C’est une douleur de la face externe du coude qui évolue de façon aigue ou chronique. Elle est due à une lésion des tendons des muscles épicondyliens qui contrôlent les mouvements de la main et du poignet en agissant sur les doigts et la stabilité du poignet. C’est donc une douleur apparaissant principalement pendant la réalisation du revers.

Le tennis-elbow est surtout la tendinite du mauvais geste technique et en particulier du revers. Au début, l’on a mal lorsque l’on joue ; surtout en pratiquant un revers, puis petit à petit tenir sa raquette devient un cauchemar, puis dans la vie courante, serrer une main, déboucher une bouteille, ouvrir une porte, devient intolérable.

Cette tendinite du sportif devient alors fonctionnellement handicapante, pour la pratique du tennis comme pour certains gestes de la vie professionnelle ou privée.

Les causes du Tennis-Elbow

Chez les non sportifs :

Certains mouvements favorisent l’apparition d’une épicondylite, notamment :

  • des mouvements simultanés de rotation de l’avant-bras et de flexion du poignet,
  • la préhension vigoureuse d’un objet avec rotation de l’avant-bras vers l’intérieur ou l’extérieur,
  • des mouvements saccadés de lancer,
  • des mouvements de la main pour frapper des objets.

Ces gestes peuvent devenir dangereux s’ils sont exécutés en position fixe ou dans une mauvaise position, sont répétés constamment, demandent une force excessive ou ne laissent pas à l’organisme le temps de récupérer après avoir été très sollicités.

Chez les sportifs :

Elles sont nombreuses, chaque sportif pensant être à l’abri d’un tennis-elbow puisqu’il a derrière lui de nombreuses heures de pratique du tennis. Toutefois des circonstances peuvent favoriser l’apparition d’un tennis-elbow :

  • le changement de style de jeu
  • le changement de cordage
  • le changement de raquette
  • la modification du grip
  • le jeu, joué avec des balles trop lourdes
  • le changement de surface
  • toute autre cause venant s’additionner aux contraintes du tennis, telle que le bricolage, la peinture, le jardinage
  • une maladie récente ou la prise de certains médicaments

Le traitement médical

La liste des traitements pour guérir un tennis-elbow est longue et s’allonge tous les jours. Tout peut être essayé, tout est efficace, tout peut être malheureusement inefficace. Il faut pour cela suivre les conseils d’un spécialiste qui, connaissant bien les technopathies du sport et du tennis en particulier, vous orientera sur les traitements médicaux les plus habituels.

Le repos sportif complet pendant le temps du traitement

Puis :

  • application de froid
  • massages transverses profonds
  • mésothérapie
  • application de gels anti-inflammatoires
  • physiothérapie, kinésithérapie, somato-psychopédagogie
  • infiltrations
  • autres traitements proposés par les médecins (acupuncture, homéopathie, phytothérapie…)

Le médecin pourra également vérifier d’autres causes qui peuvent venir entretenir un Tennis-elbow comme des problèmes dentaires ou des anomalies biologiques.

 

L'épaule

Une articulation vulnérable

L'épaule est l'articulation qui relie le bras au thorax, on la sollicite dans tous les gestes du quotidien, ce qui la rend très vulnérable. À force de mouvements répétés et avec l'accumulation des années, l'épaule peut, même sans traumatisme particulier, devenir douloureuse. À quoi cela est-il dû ? Comment entretenir ses épaules pour éviter ces douleurs ? Quelles sont les bonnes postures à adopter ?

L'épaule est sans doute l'articulation la plus sollicitée du corps humain. Elle nous sert à manger, à nous habiller, nous coiffer et réaliser de nombreux gestes tous les jours. Elle joue un rôle déterminant pour orienter les mouvements des bras et lorsqu'elle est lésée par un traumatisme ou même à cause de l'usure d'arthrose ou d'une tendinite, l'épaule peut générer d'importantes douleurs.

L'épaule est l'articulation qui unit le bras au thorax. Elle réunit trois os : l'os du bras, l'humérus, l'omoplate (Scapula) et la clavicule. La tête de l'humérus vient se loger dans une petite cavité de l'omoplate, que l'on appelle la glène. La clavicule rejoint l'extrémité de l'omoplate au niveau de l'acromion. Une capsule fibreuse ainsi que de nombreux ligaments maintiennent les os de cette articulation. Les tendons des quatre muscles de l'épaule convergent pour s'insérer au niveau de la tête de l'humérus. Ils la couvrent comme une coiffe, d'où le nom de coiffe des rotateurs.

Grâce à tous ces éléments, l'épaule est une articulation à la fois solide, souple et particulièrement mobile puisqu'elle peut réaliser des mouvements de grande amplitude (avant, arrière, rotation, adduction, abduction). Mais l'épaule est aussi une articulation vulnérable. La tête de l'humérus est très grande par rapport à la glène (surtout comparé à la hanche). Un choc ou un mouvement violent peut faire sortir l'humérus de la glène : c'est la luxation de l'épaule. Les ligaments ou tendons peuvent aussi être le siège de lésion inflammatoire. Pire, les ligaments peuvent se rompre, la coiffe risque aussi de se déchirer en partie.

Le cartilage des surfaces articulaires peut lui aussi s'user suite à des maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde ou à des séquelles d'une fracture mal soignée. Les deux os se retrouvent alors en contact direct, ce qui se traduit par des douleurs et par une limitation des mouvements. Tous les gestes de la vie quotidienne deviennent douloureux voire impossibles.

Douleurs de l'épaule : comment y remédier

L'épaule est une articulation fragile qui, si on ne l'entretient pas, peut devenir douloureuse avec les années.

L'épaule est constamment sollicitée. Et si elle est touchée, tout le membre supérieur peut être endolori. Cette douleur peut s'étendre jusqu'au poignet ou jusqu'à la main. Si les médicaments (anti-inflammatoires, antalgiques...) permettent d'atténuer les douleurs de l'épaule, des séances d’ostéopathie ou de somato-psychopédagogie peuvent aussi soulager les patients.

Les patients doivent aussi apprendre à muscler leurs épaules grâce à des exercices faciles à reproduire chez soi. Pour renforcer les épaules, il est conseillé de faire 30 minutes d'exercice, deux à trois fois par semaine.

Conseils sur la pratique sportive

- Les sports à éviter en cas de faiblesse et douleurs à l'épaule : volley-ball, tennis, squash…
- Les sports à conseiller : la natation

Les infiltrations pour soulager les douleurs de l'épaule

Pour traiter l'épaule, il faut déterminer précisément l'origine des douleurs. L'imagerie permet de localiser les lésions mais aussi de réaliser une infiltration qui suffit parfois à soulager le patient. Tout cela se passe dans un service de radiologie interventionnelle.

Le but de l'arthrographie de l'épaule est de rendre opaque les articulations pour mieux les observer. Pour cela, le médecin injecte un produit de contraste ce qui va lui permettre de prendre ses repères pour administrer une piqûre d'anti-inflammatoires au niveau de l'articulation douloureuse de l'épaule.

Le médecin réalise ensuite des radios de l'épaule sous différents axes pour rechercher une éventuelle rupture de tendon. Dans un deuxième temps, le patient passe aussi un arthroscanner pour plus de précision. Le diagnostic peut alors être posé.

Réparer la coiffe des rotateurs

Lorsque les muscles qui permettent à l'épaule de bouger sont toujours présents mais abîmés, les chirurgiens interviennent par arthroscopie, c'est-à-dire à l'aide d'une petite caméra, pour réparer la coiffe des rotateurs.

Ces rotateurs peuvent être atteints de tendinite, une inflammation des tendons, au niveau de leurs points d'insertion. Plus rare, ils peuvent aussi se déchirer suite à un accident.

Le plus souvent, cette rupture se fait progressivement, avec l'âge. Les tendons dégénèrent et finissent par lâcher. Les gestes quotidiens deviennent alors douloureux et difficiles à accomplir. Il s'agit d'un motif de consultation très fréquent vers l'âge de 55 ans.

Si le sujet est jeune, le médecin peut conseiller une intervention chirurgicale, car les tendons ont alors la capacité de bien cicatriser. Le principe de l'opération est de remettre en place la coiffe des rotateurs qui s'est rétractée, et surtout, de supprimer l'origine de la douleur.

Chez les plus de 65 ans, l'opération est partielle. On ne remonte pas la coiffe des rotateurs : la cicatrisation des tendons à cet âge n'est plus possible. On se contente de nettoyer la zone lésée et de sectionner le tendon du biceps qui peut être à l'origine de la douleur.

Le bassin

Le bassin est un os complexe situé au niveau du bas du tronc.

Localisation du bassin

Le bassin est un os constituant la jonction entre :

  • la colonne vertébrale ;
  • le fémur, au niveau de l’articulation de la hanche.

Structure du bassin

Le bassin est en fait constitué de différents os qui, assemblés, donnent une forme complexe d’entonnoir :

  • le sacrum et le coccyx, qui fixent la colonne vertébrale ;
  • les os coxaux, pairs et en forme d’arcs de cercle, réunis au niveau du pubis ;
  • les ischium, les os pairs les plus postérieurs du bassin ;
  • les ilium, formant les deux grandes ailes supérieures du bassin.

Fonction du bassin

Le bassin est un os faisant le lien entre le tronc et les membres inférieurs. L’articulation coxo-fémorale permet le mouvement de la jambe. Le petit bassin, ou cavité pelvienne, constitue le passage du nouveau-né lors de l'accouchement. Il est donc plus large chez les femmes que chez les hommes.

 

Le sacrum est l’os qui rassemble les cinq vertèbres sacrées.

Localisation du sacrum

Le sacrum est localisé au niveau de la colonne vertébrale, verticalement entre les vertèbres lombaires et lecoccyx , et horizontalement entre les deux os iliaques du bassin.

Structure du sacrum

Le sacrum est un os pair, médian et symétrique, composé de la soudure des cinq vertèbres sacrées. Il possède une forme pyramidale inversée qui lui permet de se positionner dans le bassin pour le fermer. Sa face supérieure est appelée le promontoire sacré, sa face inférieure l’apex.

Fonction du sacrum

Vue sa position anatomique en regard des organes sexuels, le sacrum subit un dimorphisme sexuel. Chez la femme, le sacrum est plus court mais plus large que chez l’homme.

 

Le coccyx est l’os terminal inférieur de la colonne vertébrale.

Localisation du coccyx

Le coccyx correspond à l’extrémité de la colonne vertébrale, sous le sacrum.

Structure du coccyx

Le coccyx est formé par la soudure de quatre à six vertèbres atrophiées, les vertèbres coccygiennes. Il possède une forme pointue, concave en sa partie antérieure, et convexe en sa partie postérieure.

Fonction du coccyx

Le coccyx constitue le reliquat de la queue des mamifères mais possède aussi un rôle de soutien osseux aux organes abdominaux.

La cavité pelvienne est l'espace contenant la vessie, certains organes génitaux, une partie du gros intestin et le rectum.

La hanche

Définition du mot Hanche :

Jonction de la jambe et du tronc centrée sur l’articulation entre le fémur (os de la cuisse) et l’os iliaque (chacun des deux os des flancs formant la ceinture du bassin) et dont la fesse constitue la partie postérieure.

On parle souvent de la hanche comme de la « rotule » du corps humain. En effet, sa remarquable conformation permet des mouvements de flexion et de rotation très variés. Malheureusement, les lésions et les infections de la hanche sont nombreuses et peuvent être douloureuses, voire handicapantes.

Comme pour n'importe quel problème de santé,  il faut d'abord pratiquer un examen complet pour en déterminer la cause exacte. Le diagnostic peut être effectué par radiographie ou par arthroscopie de la hanche. Les problèmes articulaires sont nombreux et nécessitent parfois de remplacer l'articulation par une prothèse. De nombreuses études ont montré que dans le cas de la hanche, l'arthrose était la première cause de pose de prothèse.

Lorsque la hanche fonctionne normalement, le cartilage sain joue un rôle d'amortisseur entre le fémur (os de la cuisse) et le bassin (os iliaque). Quand le sujet se penche ou se tourne, la tête du fémur s'articule avec le cotyle (cavité) de l'os iliaque. Le mouvement s'effectue alors sans effort ni douleur. En revanche, si la hanche est atteinte d'arthrose, le cartilage se fissure entraînant une raideur de la jambe, souvent douloureuse. La détérioration progressive du cartilage finit par réduire considérablement le mouvement naturel de la hanche. Il faut alors recourir aux prothèses articulaires pour permettre au patient de conserver une vie normale.

Pour réussir à poser une hanche artificielle, le chirurgien orthopédique devra d'abord retirer la tête du fémur afin de ménager un espace qui recevra la hampe de la prothèse. L'extrémité de cette hampe est formée par une boule qui viendra prendre la place de la tête fémorale. Cette partie de la prothèse est réalisée en acier inoxydable. Après avoir extrait le cartilage atteint, le chirurgien le remplacera par une capsule en plastique souple. La boule de métal s'articulera avec la capsule en plastique, recréant ainsi le mouvement de rotule de l'articulation coxo-fémorale.

Les différents éléments de la prothèse sont consolidés à l'aide d'un ciment osseux spécial ou méthacrylate de méthyle. Cependant, on a constaté que chez les personnes corpulentes, le ciment osseux était inefficace. Dans pareil cas, le chirurgien pourra choisir de se servir d'une prothèse hybride :la partie en métal de cette prothèse a une surface à la fois rugueuse et absorbante dans laquelle l'os va se développer. Les résultats obtenus avec ce type de prothèse sont bien meilleurs, surtout pour les sujets les plus forts ou les plus actifs.

La chirurgie orthopédique de la hanche est une opération très délicate et de nombreuses complications peuvent survenir : formation de caillots sanguins dans les jambes ou dans les poumons, infections urinaires, infections de la hanche ou dislocation articulaire. En conséquence, le séjour hospitalier et la période de rééducation sont souvent plus longues que pour les autres articulations.

Quoi qu'il en soit, la rééducation est essentielle pour restaurer pleinement la fonction articulaire. L'usage d'un déambulateur ou de béquilles pourra être prescrit. Grâce aux conseils d'un kinésithérapeute, le patient réapprendra à marcher, à monter et à descendre les marches, à rentrer ou à sortir de son lit, à prendre son bain, à s'asseoir, etc. Ces recommandations sont très importantes car elles permettront au malade de ménager sa prothèse. Le patient aura également une série d'exercices à faire au moins deux ou trois fois par jour. Il est important que le médecin et le kinésithérapeute travaillent de concert pour obtenir des résultats satisfaisants et durables.

La cuisse

La cuisse est, chez l'homme, la partie du membre inférieur située entre la hanche et le genou. Elle a une forme de cylindre et comporte un os central, le fémur, et une dizaine de muscles. Sa fonction est essentiellement locomotrice.

Anatomie humaine

La cuisse est reliée au tronc via la hanche en haut et à la jambe via le genou en bas. On lui décrit un squelette, une musculature, une vascularisation et une innervation.

Squelette

Le fémur est l'unique os de la cuisse, et le plus long du squelette humain, particulièrement résistant aux forces de portance qu'il a à supporter.

L'extrémité (côté hanche) est appelée la tête du fémur et elle est reliée au corps par le col. La tête : 2/3 de sphère d'un diamètre moyen de 25 mm. Recouverte de cartilage articulaire, elle est le lieu d'insertion du ligament triangulaire (qui relie le fémur à l'os iliaque). Le grand et le petit trochanter sont observés. Sur la face postérieure du corps fémoral, il y a la ligne âpre, lieu d'insertion de nombreux muscles. L'extrémité distale est composée des deux condyles fémoraux. Ceux-ci s'articulent avec le tibia et la rotule pour former l'articulation du genou.

Musculature

Les muscles de la cuisse sont répartis en trois loges situées au sein du fascia lata : la loge antérieure (devant), la loge médiale (dessus de la cuisse) et la loge postérieure (arrière de la cuisse).

La loge antérieure est occupée par deux muscles extenseurs : le sartorius (ou couturier) et le quadriceps fémoral. Ce dernier est composé de quatre chefs : droit fémoral (ou droit antérieur), vaste médial, vaste latéral et vaste intermédiaire (ou crural). Le muscle articulaire du genou (ou sous-crural) fait également partie de cette loge.

La loge médiale contient cinq muscles adducteurs.

La loge postérieure comporte trois muscles fléchisseurs ou ischios-jambiers.

Vascularisation

L'artère qui vascularise la cuisse est l'artère fémorale avec notamment sa principale branche, l'artère profonde de la cuisse, qui donne des branches circonflexes, perforantes et musculaires. L'artère fémorale donne également des branches musculaires et se continue au niveau du genou avec l'artère poplitée (le creux poplité désigne l’arrière du genou).

La veine qui draine la cuisse est la veine fémorale, qui fait suite à la veine poplitée au niveau du genou.

Innervation

Les différents nerfs de la cuisse sont issus du plexus lombaire ou du plexus sacré.

Les principaux nerfs issus du plexus lombaire sont les nerfs cutané latéral de la cuisse, fémoral et obturateur. Le nerf cutané latéral de la cuisse est responsable de l'innervation sensitive de la portion latérale de la cuisse. Le nerf fémoral est le principal responsable de l'innervation motrice des muscles de la loge antérieure, et de l'innervation sensitive de la face antérieure de la cuisse. Il donne également une branche, le nerf saphène, à destination de la jambe. Le nerf obturateur est essentiellement responsable de l'innervation motrice des muscles de la loge médiale et de l'innervation sensitive d'une partie de la face interne de la cuisse.

Les principaux nerfs issus du plexus sacré sont les nerfs sciatiques et cutané postérieur de la cuisse. Le nerf cutané postérieur de la cuisse permet l'innervation sensitive de la face postérieure de la cuisse. Le nerf sciatique permet l'innervation motrice des muscles de la loge postérieure. Il se divise en deux branches, les nerfs tibial et fibulaire commun qui sont dirigés vers la jambe.

Le genou

Le genou est l'une des articulations les plus importantes du squelette. En effet, c'est sur lui que repose en grande partie le poids du corps lorsqu’on court, s'assoie, reste debout, etc. Dans le genou, le cartilage joue un rôle d'amortisseur entre le fémur (os de la cuisse) et le tibia (os de la jambe). Son importance est vitale et il est facile d'imaginer les bouleversements qu'occasionne toute lésion. Les mouvements quotidiens deviennent extrêmement difficiles et douloureux. De nombreuses personnes connaissent malheureusement cette dure réalité.



Les facteurs qui peuvent provoquer ces lésions sont multiples. Le genou est très souvent sujet au traumatisme, à la fois par sa position et par sa fonction puisqu'il supporte en permanence le poids du corps. Pour connaître l'origine exacte d'un problème au genou, la personne doit subir un examen complet, comprenant d'une part le rappel de ses antécédents médicaux et dans certains cas, une radiographie ou une arthroscopie. Bien entendu, personne n'est à l'abri de ce type de problème, depuis l'enfant en pleine croissance au sportif de haut niveau. Cependant, il semblerait, comme l'ont confirmé de nombreuses études, que le la cause principale de pose de prothèse au genou est une fois encore, l'arthrite.



La forme la plus fréquente d'arthrite est l'arthrose. Cette pathologie articulaire concerne principalement les personnes âgées ; elle provoque l'usure des tissus articulaires et du cartilage. Lorsque le genou fonctionne normalement, le cartilage sain situé entre le fémur et le tibia permet aux deux os de pivoter l'un sur l'autre, créant ainsi le mouvement du genou. La détérioration du cartilage articulaire, due à l'arthrose, handicape gravement ce mouvement. Il existe bien entendu, de nombreux traitements contre l'arthrose ; cependant, la maladie est parfois si développée qu'aucun mouvement sans douleur n'est permis. Dans ce cas-là, le médecin prescrit la pose d'une prothèse articulaire (genou artificiel).



Les prothèses du genou sont réalisées en plastique et en métal ; les différents éléments sont consolidés par un ciment osseux unique. Le chirurgien chargé de l'opération, extrait tout d'abord le cartilage atteint et gratte les extrémités du fémur et du tibia. Une pièce de plastique lisse vient coiffer la tête du tibia. Le fémur est inséré dans une cupule métallique, qui s'articule avec la pièce de plastique recouvrant le tibia. L'arrière de la rotule est également recouvert d'une surface plastique pour faciliter le mouvement naturel de pivot du genou. Dans certains cas, le chirurgien pourra consolider l'ensemble des pièces de la prothèse à l'aide de ciment osseux pour s'assurer qu'elles ne bougeront pas. Si le patient prend soin de sa prothèse, celle-ci dure généralement dix ans.



La période de rééducation postopératoire est très importante. La kinésithérapie joue un rôle essentiel dans la guérison du patient. Elle se fait à base d'exercices qui permettent de réapprendre au patient à marcher progressivement, à faire certains mouvements et à monter et à descendre les escaliers. Le patient aura également un programme d’exercices à faire chez lui régulièrement. La durée de la période de rééducation dans les cas de prothèses du genou dépend beaucoup des facultés de récupération du malade.

La somato-psychopédagogie peut venir en complément de la kinésithérapie afin d’aider la personne dans sa rééducation ; D’une part la SPP va accompagner la personne dans la gestion de sa douleur et d’autre part permettre à la personne de se « réapproprier » cette articulation sans avoir peur de se faire mal.

La cheville

La cheville est une articulation des membres inférieurs. Elle permet d'articuler le pied. La cheville est constituée des parties inférieures du tibia et du péroné, et de l'os de l'astragale. La cheville est maintenue par deux ligaments principaux, situés de chaque côté, et les os sont liés par une capsule. La cheville est souvent sujette à des entorses, dues à une extension anormale des ligaments, car elle est très sollicitée pour la marche et les pratiques sportives

Foulures et entorses

Nous souffrirons presque tous, un jour ou l'autre, d'une foulure ou d'une entorse, le plus souvent aux « tissus mous » (muscles, tendons et ligaments) du poignet, de la cheville ou du genou. Un travail manuel exigeant et les sports de contact posent certains risques à cet égard.

Comme les deux types de blessures ont des causes, symptômes et traitements semblables, on les mêle souvent et on croit à tort qu'il s'agit de la même chose et qu'il n'y a que la gravité de la blessure qui change. En fait, la distinction repose sur le type de tissus mous qui a été endommagé.

Entorse ou claquage
Souvent, le fait de pouvoir établir s'il s'agit d'une entorse ou d'un claquage permet de s'éviter une visite chez le médecin. Il est donc utile de pouvoir les distinguer.

Fouloure

Une foulure est une blessure subie par un muscle (les tissus qui fournissent la puissance nécessaire pour bouger une articulation) ou un tendon (les tissus résistants et élastiques qui relient le muscle à l'os). La blessure comme telle peut être bénigne, modérée ou grave, allant de l'étirement excessif d'un muscle ou tendon au déchirement partiel ou complet de ses fibres.

Les foulures aiguës sont monnaie courante dans le milieu des sports de contact; elles sont en général le résultat de forces exercées sur une partie du corps, par exemple d'une pression excessive sur les muscles ischio-jambiers, derrière la cuisse. Les muscles du dos sont aussi susceptibles aux foulures, entre autres à la suite d'une torsion qui survient lorsqu'on soulève des objets lourds, une blessure des plus fréquentes en période de déménagement.

Parmi les autres blessures les plus courantes, on trouve celles subies par les joueurs des sports de raquette, qui se foulent tantôt la main, le poignet, l'avant-bras ou le coude (foulure que l'on surnomme alors le « tennis elbow » ou « coude du tennisman »), parce qu'ils serrent fermement le manche de leur raquette tout en frappant à répétition un volant ou une balle. Lorsqu'une blessure de ce genre n'est pas bien traitée, elle devient souvent chronique.

Entorses

Une entorse est l'étirement ou le déchirement d'un ligament (les bandes résistantes et souples de tissu conjonctif qui relient au moins deux os à l'intérieur d'une articulation).

Les entorses peuvent se produire dans les membres supérieurs comme inférieurs. Parmi les entorses fréquentes au poignet, on trouve celles subies par les personnes qui essaient de freiner une chute et dont tout le poids se retrouve alors sur les mains, pendant qu'ils ont les poignets pliés. Mais, le plus souvent, c'est la cheville qui est la victime des entorses. Une entorse à la cheville se produit habituellement lorsque c'est le côté du pied qui touche le sol quand on descend d'un trottoir ou d'une marche, ou pire encore, après un saut quand on joue au basketball par exemple.

Une entorse peut toucher plus d'un ligament dans une articulation. En fait, la gravité de l'entorse dépend à la fois de l'importance de la blessure au ligament (déchirement partiel ou complet) et du nombre de ligaments affectés. Les athlètes y sont particulièrement vulnérables. Les joueurs de basketball, de football et de hockey sont les plus à risque, car ils appuient souvent un pied au sol pour ensuite pivoter dessus, exerçant parfois tellement de pression sur leur genou que celui-ci se disloque (en général, on entend alors un « pop! »), ce qui cause un étirement excessif des ligaments.

Symptômes

Qu'il s'agisse d'une foulure ou d'une entorse, il est bien probable que les symptômes seront très semblables.

Les premiers symptômes sont la douleur, ainsi que l'enflure dans certains cas. Il peut également y avoir des ecchymoses autour de la blessure, et il est fort probable que la personne blessée aura de la difficulté à bouger son articulation sans aggraver la douleur. Dans le cas d'une blessure aux membres inférieurs, comme au genou ou à la cheville, une douleur aiguë peut empêcher la personne de s'appuyer sur sa jambe.

Lorsque la foulure ou l'entorse est bénigne, il y a en général peu de douleur et d'enflure. Il peut aussi ne pas y avoir d'ecchymoses. La personne blessée peut être capable d'utiliser son articulation sans grimacer de douleur; si c'est le cas, il ne devrait pas être nécessaire de consulter un médecin ou de faire prendre des radiographies, à moins que l'on ait des doutes quant à la blessure.

Certains symptômes viennent toutefois confirmer la nécessité d'une consultation médicale : la personne blessée a de la difficulté à faire ne serait-ce que quelques pas; l'application d'une pression même minime sur une articulation des membres supérieurs est pratiquement impossible; elle ne peut pas bouger l'articulation; ou il y a une grande douleur, de l'enflure et des ecchymoses bien évidentes.

Il faut également consulter un médecin si la zone touchée a un aspect inhabituel, à part l'enflure (articulation tordue ou bosselée, c'est-à-dire qui n'a pas le même aspect que l'articulation non blessée).

Enfin, si la personne blessée est inquiète ou qu'elle doute de la gravité de la blessure, ou encore si ce n'est pas la première blessure subie par l'articulation touchée, il est préférable de consulter un médecin.

Traitement

Le traitement d'une foulure et d'une entorse est souvent semblable. Au cours des 24 à 48 premières heures, l'objectif est d'atténuer la douleur et l'enflure, en général en suivant une procédure assez simple : repos, glace, compression et élévation.

Le terme repos est explicite. Autant que possible, il faut éviter d'utiliser l'articulation touchée pour lui donner le temps de guérir.

Appliquer de la glace (un bloc réfrigérant ou un sac de légumes surgelés) aide à réduire l'enflure, mais il faut cependant être prudent : afin de prévenir les engelures et brûlures par le froid, on doit enrouler la glace dans une serviette mince et ne pas la laisser sur la blessure plus de 10 minutes à la fois, en attendant au moins 10 minutes entre chaque application.

On peut appliquer une compression sur l'articulation à l'aide d'un bandage élastique, ce qui contribue à réduire l'enflure. Il faut par contre s'assurer de ne pas trop serrer le bandage pour ne pas nuire à la circulation sanguine.

L'élévation de l'articulation blessée permet d'en drainer les fluides et de réduire l'enflure, ce qui soulage la douleur et accélère la guérison. Il faut élever l'articulation aussi souvent que possible pendant les premières journées suivant la blessure, idéalement de 20 à 50 cm au-dessus du niveau du cœur.

Les foulures et entorses modérées et graves peuvent nécessiter une forme ou une autre d'imagerie (radiographie, tomodensitométrie ou imagerie par résonance magnétique) afin de voir s'il y a fracture d'un des os de l'articulation blessée ou de déterminer à quel point les tissus mous ont été étirés ou déchirés et s'il faut faire un plâtre pour stabiliser l'articulation.

La guérison d'une foulure ou entorse très grave, soit de niveau III, qui comprend un déchirement complet des tissus mous, peut nécessiter plus de temps. Dans certains cas, la personne blessée peut devoir consulter un spécialiste et passer d'autres examens. Il arrive même, rarement toutefois, que le traitement d'une entorse demande une chirurgie. Les attelles pneumatiques, bottes et bottes de marche sont très utiles dans le traitement de toutes les entorses de la cheville, y compris celles de niveau III, plus particulièrement pendant la guérison et la rééducation.

Sauf dans les cas les plus bénins, les foulures et entorses nécessitent souvent une certaine rééducation, qui consiste habituellement en une série d'exercices d'étirement et de renforcement bien précis qui visent à ce que l'articulation blessée retrouve sa pleine capacité fonctionnelle et toute son amplitude. La durée du rétablissement complet dépend de la gravité de la blessure.

La somato-psychopédagogie peut intervenir après les séances de kiné. Le kiné va travailler sur le côté mécanique de l'articulation pour lui redonner de la souplesse. La SPP va travailler sur le côté psychologique de la blessure. Nous allons continuer le travail du kiné et redonner toute confiance à la personne en sa cheville. Elle aura de moins en moins d'appréhension à s'appuyer sur la cheville blessée et aura de moins en moins peur de se reblesser.

Toutes les fouloures ou entorses ne nécessitent pas de séances de kiné; vous pouvez si vous le désirez faire quelques séances de SPP pour soulager la douleur, reduire le gonflement et retrouver une certaine souplesse de cette articulation.

Mais avant tout il faut appliquer du froid, sur élever la cheville et du repos. Si au bout de deux jours le gonflement et la douleur sont toujours là, consultez un médecin.

Résultats

Le traitement des foulures et entorses a en général de bons résultats, soit le retour à une mobilité normale.

Le pied

Le pied est une partie du membre inférieur de l'homme qui en constitue son extrémité distale. Il est relié à la jambe par l'articulation de la cheville. Il porte le poids du corps en position debout et permet la locomotion. Il a ainsi un rôle d'équilibre, d'amortissement et de propulsion.

Le pied adulte comprend 26 os — soit, pour les deux pieds, le quart de ceux composant l'ensemble du squelette, 16 articulations, 107 ligaments qui tiennent ces dernières et 20 muscles qui permettent leur mouvement.

La spécialité paramédicale s'occupant du pied est la podologie, le spécialiste le pédicure-podologue. Les médecins spécialisés sont médecins podologues ou rhumatologues, ou bien chirurgiens orthopédistes et traumatologues.

Anatomie

Le pied possède une face supérieure, ou dos ; une face inférieure, ou plante ; une extrémité antérieure ou distale et une extrémité postérieure ou proximale ; un bord latéral et un bord médial. L'extrémité distale comporte cinq orteils, chacun dénommé selon un ordre numérique ascendant de 1 à 5 en allant du plus médial au plus latéral. L'extrémité proximale comporte une partie postérieure en forme de pointe grossière appelée talon. Elle s'articule au-dessus avec la jambe au niveau de la cheville.

Squelette

Le squelette du pied est constitué de trois parties, d'arrière en avant : le tarse, le métatarse et les phalanges. Le tarse est constitué de sept os courts que l'on peut répartir en deux groupes : en arrière, le calcanéus (ou calcanéum) et le talus (ou astragale) ; en avant, l'os cuboïde, l'os naviculaire (ou scaphoïde tarsien) et les trois os cunéiformes (latéral, intermédiaire et médial). Les cinq métatarsiens sont des os longs qui forment le métatarse et relient l'os cuboïde et les trois cunéiformes aux phalanges des orteils.

On peut aussi diviser le pied selon une autre approche : l'arrière-pied, constitué du talus et du calcanéus ; le médio-pied, constitué de l'os cuboïde, de l'os naviculaire et des os cunéiformes ; l'avant-pied, constitué des métatarsiens et des phalanges.

Face plantaire

Plante de pied gauche en appui

La plante du pied est une région particulière étant donné qu'elle supporte le poids du corps, essentiellement réparti sur la partie postérieure du calcanéus et les têtes des métatarsiens.

Arche du pied

La face plantaire est relativement creuse, ce qui est dû au fait que le squelette du pied est organisé en forme d'arche à concavité inférieure. On décrit ainsi trois arches : longitudinales médiale et latérale, et transverse. L'arche longitudinale médiale est la plus importante en termes de longueur et de courbure ; elle est constituée, d'arrière en avant, du calcanéus, du talus, de l'os naviculaire, des os cuniéformes et des trois premiers métatarsiens. L'arche longitudinale latérale est beaucoup moins prononcée ; elle est constituée du calcanéus, de l'os cuboïde et des deux derniers métatarsiens. L'arche transverse est constituée des os cunéiformes, de l'os cuboïde et de la base des métatarsiens. Cette disposition en arche est rendue possible par l'aponévrose plantaire qui est une bande de tissu conjonctif dense étendue de la partie postérieure du calcanéus aux têtes des métatariens. Y participent également les ligaments du pied, ainsi que les muscles et les tendons de la face plantaire.

Peau

La peau de la plante est une région spécialisée. Le tissu adipeux hypodermique est épais et élastique avec une organisation particulière du fait de la présence de septums. C'est surtout le cas au niveau du talon et des têtes des métatarsiens.

Par ailleurs, comme la pulpe des doigts, c'est une région du corps riche en terminaisons nerveuses ; elle est communément sensible au chatouillement. C'est, comme les aisselles et la paume des mains, une zone riche en glandes sudoripares. En revanche, tout comme la paume des mains, elle est dépourvue de poils et de glandes sébacées.

Musculature

On distingue pour le pied, comme pour la main, une musculature intrinsèque et extrinsèque, selon que les muscles qui agissent sur les articulations sont contenus dans le pied ou dans la jambe, respectivement.

 

De beaux pieds

Comment avoir de beaux pieds en bonne santé ?

Les pieds sont souvent la base sur laquelle est fondée une vie entière. Toute activité pendant laquelle vous utilisez vos pieds, par exemple la marche, la course et le vélo, demande une certaine stabilité et un certain équilibre. Bien qu'ils soient aussi importants, les pieds sont souvent négligés et ignorés, car ils sont cachés dans les chaussures et les chaussettes. En prenant bien soin de vos pieds, vous arriverez à les garder propres, doux et présentables, tout en vous assurant de leur bonne santé et de votre bien-être général. La meilleure façon de prendre soin de ses pieds est de suivre de bonnes pratiques d'hygiène, de bien manger et de prendre soin de son corps tout en s'occupant des problèmes médicaux qui pourraient les affecter.

 

Prendre soin de son hygiène

Gardez vos pieds propres.  Lavez-vous les pieds tous les jours avec de l'eau chaude et un produit nettoyant doux. Même si vous ne prenez pas des douches tous les jours, prenez quelques minutes pour vous laver les pieds dans un évier ou une baignoire. Évitez cependant de faire tremper vos pieds, car cela peut faire disparaitre les huiles naturelles qui les recouvrent.

  • En vous lavant les pieds tous les jours, vous garderez la peau propre et brillante, vous éviterez l'apparition d'odeur, de cors, d'infections, d'ongles incarnés et de callosités.

Exfoliez la peau et frottez. Pour obtenir des pieds plus doux, éliminez la peau morte et améliorez la circulation en exfoliant une fois par semaine vos pieds avec une pierre ponce. Concentrez-vous surtout sur les talons et les orteils. Ne frottez pas trop fort ou vous allez encourager la pousse d'une couche de peau plus épaisse sur les pieds.

Gardez vos pieds secs et vos chaussettes propres. Après vous être lavé les pieds, avoir nagé, avoir pris une douche ou vous être mouillé les pieds, essuyez-les avec une serviette propre. Faites surtout attention à la zone entre les orteils. Changez-vous les chaussettes tous les jours et ne mettez que des chaussettes propres après vous être lavé les pieds.

  • Les pieds et les chaussettes propres sont votre meilleure défense contre les odeurs.

Hydratez votre peau tous les jours. En gardant vos pieds hydratés, vous garderez une peau douce et souple. Après vous être lavé et séché les pieds, massez-vous-les avec votre crème hydratante préférée avant de mettre des chaussettes propres.

  • Ne mettez pas de produit hydratant entre vos orteils. Cette zone reste généralement humide, ce qui peut mener à l'apparition d'une mycose ou d'une infection.

Prenez soin de vos ongles. Coupez-vous les ongles régulièrement, mais jamais trop courts. Si vos ongles sont trop courts, les saletés et les mycoses peuvent se glisser entre la peau et l'ongle et provoquer une infection. Nettoyez-vous sous les ongles avec une brosse à ongles, une brosse à dents propre, un fil élastique ou un bâton de manucure en bois.

  • Évitez les ongles incarnés en vous coupant les ongles droits, ne les coupez pas avec un angle ou en arrondi. Pour lisser les bords après vous être coupé les ongles, utilisez une lime à ongles et limez-les dans une seule direction.
  • Vous pouvez utiliser du vernis à ongles de temps en temps sur des ongles en bonne santé, mais ne mettez pas de vernis sur des ongles malades pour cacher la décoloration. Cela pourrait être le signe d'une infection et vous pourriez l'empêcher de guérir en recouvrant l'ongle de vernis.

Manger et faire de l'exercice pour la santé de ses pieds

Consommez beaucoup de calcium. Tout le monde sait que le calcium aide à avoir des os forts, mais de nombreuses personnes ne réalisent pas que l'ostéoporose (une perte de la masse osseuse) apparait souvent en premier au niveau des pieds. Quel que soit votre âge, votre corps et vos pieds ont besoin de 1 000 à 1 300 mg de calcium par jour pour rester en bonne santé. Voici quelques bonnes sources de calcium :

  • les légumes à feuilles vertes comme le chou cavalier, le chou frisé, l'épinard, le bok choy et le brocoli
  • l'edamame, les graines de soja et les haricots blancs
  • les figues et les oranges
  • la sardine et le saumon
  • les amandes

Consommez suffisamment de vitamine D. La vitamine D est aussi un nutriment essentiel de votre journée, en partie parce qu'il aide le corps à absorber le calcium dont vous avez besoin pour avoir des os solides et des pieds en bonne santé. Vous avez besoin de 400 à 1 000 ui de vitamine D par jour. La lumière du soleil est la source principale de vitamine D, mais vous pouvez aussi en trouver dans certains aliments comme les suivants :

  • les champignons
  • le jus d'orange vitaminé, le lait d'amandes, le tofu, les céréales pour le petit-déjeuner et les flocons d'avoine
  • le foie
  • le maquereau et le thon en boite

Faites travailler votre corps. Les exercices réguliers permettent à tout votre corps de fonctionner correctement, y compris vos pieds. Faites travailler votre corps entre trois et cinq fois par jour pendant au moins une demi-heure en faisant des activités comme la course, le jogging, le vélo, la natation, la marche, la danse, le soulevé de poids et la randonnée.

  • Les exercices modérés permettent aussi de prévenir et de gérer l'ostéoporose en prenant soin de la santé de vos pieds.

Travaillez sur votre équilibre. Vos pieds sont conçus pour supporter de manière uniforme le poids de votre corps, mais si vous manquez d'équilibre et si vous ne répartissez pas bien le poids de votre corps, cela pourrait provoquer des problèmes au niveau de vos pieds, de vos jambes, de vos hanches et de votre dos. Voici quelques exercices qui peuvent vous aider à améliorer votre équilibre :

  • le yoga
  • le taïchi
  • le qi gong
  • la méthode Feldenkrais

Faites des exercices au niveau des orteils et des pieds. Cela vous permettra de garder vos orteils et vos pieds actifs et en bonne santé. Commencez par quelques minutes par jour et augmentez la durée petit à petit pour arriver à 5 ou 10 minutes. Pour faire bouger vos pieds et vos orteils, commencez par retirer vos chaussettes et vos chaussures.

  • Posez votre pied à plat sur le sol ou asseyez-vous en tendant vos jambes devant vous. Essayez de relever vos orteils l'un après l'autre. Après une ou deux minutes, essayez d'écarter vos orteils les uns des autres, comme vous le feriez avec les doigts de la main.

Éviter et soigner des problèmes médicaux

Portez les bonnes chaussures. Portez des chaussures confortables qui soutiennent le pied pour vos activités quotidiennes, des chaussures de sport pour faire de l'exercice et évitez les talons de plus de quatre centimètres au quotidien. Il est d'autant plus important de porter les bonnes chaussures pendant que vous faites de l'exercice, car de mauvaises chaussures peuvent provoquer des blessures et des déchirures.

  • Évitez de porter des tongs trop souvent lorsqu'il fait chaud, car elles ne procurent aucun soutien et peuvent provoquer des douleurs aux pieds.

Évitez les pédicures. Les instruments utilisés pour les manucures et les pédicures peuvent transporter et transmettre des bactéries s'ils ne sont pas stérilisés correctement. Essayez plutôt de prendre soin de vos pieds au quotidien et de vous faire vous-même une pédicure toutes les semaines ou deux fois par mois.

  • Si vous choisissez de vous faire faire une pédicure, apportez votre propre matériel si cela est possible.
  • Ne partagez jamais vos instruments de pédicure avec les autres, surtout les limes. Ce sont des objets poreux qui ne peuvent pas être stérilisés correctement, ce qui signifie qu'ils peuvent piéger et transmettre des bactéries et des mycoses.

Informez-vous à propos du lien entre les pieds et le diabète. Puisque le diabète peut restreindre la circulation sanguine, cela peut provoquer des problèmes de santé au niveau des extrémités des membres, surtout les mains et les pieds. Le diabète peut provoquer la neuropathie, des dégâts au niveau des nerfs qui empêchent de détecter les blessures aux pieds. Cette maladie peut aussi empêcher le corps de guérir aussi rapidement qu'il le devrait, ce qui fait augmenter le risque d'infection .

  • Les personnes diabétiques devraient examiner leurs pieds tous les jours pour y trouver des ampoules, des callosités, des zones de peau écailleuse, des coupures et des plaies.
  • Traitez les blessures immédiatement et assurez-vous que le médecin examine vos pieds à chaque visite.

Prévenez les maladies et les infections transmissibles. Il existe plusieurs troubles d'origine bactérienne, virale ou fongique qui peuvent affecter la santé et l'apparence de vos pieds, y compris le pied d'athlète, les verrues et les mycoses.

  • Lorsque vous vous retrouvez à une piscine ou des douches publiques (par exemple dans un hôtel ou une salle de fitness), portez des sandales ou des tongs pour protéger vos pieds d'un contact avec de l'eau éventuellement contaminée.
  • Les symptômes du pied d'athlète incluent des sensations de brulure, de démangeaisons et une chute de peau morte.
  • Les verrues sont des excroissances dures et granuleuses sur la peau qui pourraient être recouvertes de points noirs.
  • La mycose des ongles, qui entre dans l'ongle par une fissure, peut rendre l'ongle cassant, dur et décoloré.

Occupez-vous des douleurs chroniques aux pieds. Les douleurs chroniques aux pieds ne sont jamais normales et vous devez les faire examiner par votre médecin. Elles peuvent être le symptôme d'une aponévrosite plantaire, une douleur aigüe et une inflammation au niveau du bas du centre du pied, qui doit être traitée au moyen d'une thérapie, d'une orthèse plantaire ou même d'une intervention chirurgicale.

  • Le vieillissement, le froid extrême et les douleurs articulatoires peuvent aussi provoquer des douleurs au niveau du pied, mais si elles reviennent trop souvent, parlez-en à votre médecin.

Sachez reconnaitre les problèmes communs. Il existe de nombreux troubles médicaux qui peuvent provoquer des douleurs ou des irritations aux pieds ou donner une apparence gênante à vos pieds. Parfois, il n'y a rien que vous puissiez faire, mais la plupart d'entre eux peuvent être soignés avec un peu d'attention, des orthèses plantaires ou une consultation chez votre médecin. Voici quelques-uns des problèmes qui peuvent apparaitre sur le pied.

  • Un ognon, c'est-à-dire l'os à la jonction du gros orteil et du pied qui dépasse sur le côté du pied. Les ognons peuvent provoquer des douleurs, mais à moins qu'elles soient graves, on préfère généralement les orthèses à mettre dans les chaussures à la chirurgie.
  • L'orteil en marteau qui se produit lorsque les orteils commencent à se plier vers le bas au niveau de l'articulation du milieu à cause d'un déséquilibre musculaire. Ce trouble peut être traité en portant les chaussures adaptées, un soutien pour le pied ou même en faisant appel à la chirurgie.
  • Les pieds plats, c'est-à-dire lorsque la voute plantaire touche le sol. On traite ce trouble avec des exercices de renforcement, un soutien pour la voute et des orthèses plantaires.
  • Les callosités et les cors des zones de peau dure et épaisse provoqués par une pression et une friction constantes sur le pied. Il est possible de les limer ou de les éliminer lors d'une intervention chirurgicale, de les traiter avec des compresses ou des patchs et de les ramollir en les faisant tremper et en les frottant doucement avec une pierre ponce.
  • La goutte, qui se caractérise par des gonflements, une rigidité, des douleurs et des rougeurs au niveau des articulations, surtout le gros orteil, ainsi que les chevilles et les genoux. La goutte est une forme d'arthrite traitée avec des anti-inflammatoires.

 

Petites recettes pour de beaux pieds

Des solutions naturelles contre l'hyperkératose

Il existe des solutions naturelles contre l'hyperkératose. Le remède de grand-mère idéal serait de se mettre les doigts de pieds en éventail et de ne plus marcher. Pas facile… En revanche, on peut commencer par un bain de pieds auquel on ajoute des produits qui ramollissent la peau.

Prenez une bassine d'eau, et versez-y du vinaigre de cidre et deux cuillères à soupe de glycérine végétale. Le vinaigre permet de changer le pH de la peau et de déliter un petit peu la corne, et la glycérine attire l'eau dans la peau. Laissez tremper vos pieds pendant vingt minutes et séchez-les sans frotter pour que la peau reste humide.

 

La pierre ponce, une fausse bonne idée ?

La pierre ponce est un classique, mais ce n'est pas une si bonne idée. Le frottement entretient le phénomène : le renouvellement des cellules est hyperstimulé. Sur le moment, cela fait du bien, le pied est plus joli, mais d'un point de vue thérapeutique, ce n'est pas satisfaisant. Il faut éviter.

Pour "désépaissir" la peau, optez pour une préparation moins agressive qui sera à la fois gommante et adoucissante. Pour cela, prenez une petite coupelle où vous placez 40 g de farine de maïs, 25 g de farine d'avoine et une cuillère à soupe de gros sel, qui est un exfoliant naturel. Ajoutez ensuite un peu d'eau jusqu'à obtenir une pâte grumeleuse. Massez vos pieds avec le gommage, rincez et séchez bien. Enfin il faut hydrater avec de l'huile d’amande douce par exemple ou votre crème pour les pieds ou votre crème pour le corps. Et rien ne vous empêche d'ajouter quelques gouttes d'huile au gommage.

 

Le problème épineux des cors

À la base de la formation des cors, il y a aussi l'hyperkératose. Mais contrairement aux callosités et durillons, il y a ce qu'on appelle un "nucléus", un point central qui va s'invaginer dans la chair et qui est très douloureux à la pression. On peut en avoir au-dessus du pied, sur les orteils, mais aussi entre les orteils (dans ce cas, on parle d'oeils-de-perdrix) et sous le pied. N'utilisez surtout pas de ciseaux ou de lame de rasoir, mais par exemple des feuilles de saule qui contiennent de l'acide salicylique, ou alors de l'acide acétylsalicylique, c'est-à-dire de l'aspirine. Tous deux sont "kératolytiques", ils ramollissent et décapent la peau épaissie du cor.

Vous pouvez aussi acheter en pharmacie des emplâtres prêt à l'emploi à la feuille de saule. Ou alors réduisez en poudre deux comprimés d'aspirine dans une cuillère à soupe d'amande douce et massez le cor avec la préparation. Attention, les coricides peuvent "aller trop loin" et attaquer l'épiderme sain… et brûler. Ne gardez jamais la préparation plus de huit heures par jour sur la peau.

 

Les solutions en cas de mycose

La mycose aussi appelée le "pied d'athlète" est une infection due à un champignon microscopique qui atteint la peau des orteils et qui peut même s'étendre à l’ongle. C'est assez inesthétique, et la mycose risque de se surinfecter. Il faut donc la traiter.

Pour cela, une petite recette de spray naturel, très efficace : dans un pulvérisateur, mettez 125 ml de vinaigre de pomme et une demi-cuillère à café d'huile essentielle d'arbre à thé (attention femmes enceintes et enfants).

Vaporisez une fois par jour sur le pied, de préférence après la douche ou le bain. La vinaigre acidifie la peau et la rend plus résistante face aux mycoses. Et l'huile essentielle d'arbre à thé est antifongique et c'est très efficace.

 

Les solutions en cas de transpiration excessive du pied

Quand on transpire beaucoup des pieds, on a cette sensation d'avoir les pieds humides. Et il y a le problème potentiel de l'odeur, s'il y a macération. Sans compter que l'humidité du pied est particulièrement propice à l'apparition ou à l'entretien d'une mycose. Les feuilles de noyer sont reconnues pour être astringentes. Vous pouvez les faire bouillir et vous en servir en bain de pieds, deux fois par jour. Ne vous en privez pas !

 

Comment soigner une ampoule aux pieds ?

 

Les bains de pieds à l’avoine

Pour soulager les ampoules efficacement et permettre une cicatrisation rapide, rien ne vaut un bain de pieds à l’avoine. En effet, les flocons d’avoine ont d’excellentes propriétés naturelles, permettent d’adoucir les peaux sèches et soulagent les démangeaisons diverses.

L’avoine dispose de propriétés hydratantes, pour un effet nettoyant très doux sur une peau sèche.

Pour obtenir cet effet, suivez recette suivante :

  1. Versez de l’eau froide dans une casserole et jetez les flocons d’avoine dans celle-ci.
  2. Mélanger le tout et laissez macérer durant une heure environ.
  3. Faites bouillir le tout 10 minutes après cela, puis versez l’eau tiède dans une bassine propre.
  4. Plongez vos pieds dans la bassine durant 15 minutes environ.

 

 

Le cataplasme au choux

Il ne vous aura pas échappé que le chou est régulièrement plébiscité dans les ouvrages de médecine populaire et / ou de phytothérapie. Le chou a des vertus multiples et impressionnantes, et permet entre autres de soulager certains désagréments corporels externes comme les ampoules et les entorses.

En cela, la recette du cataplasme au chou fait des merveilles : choisissez un chou frisé ou pommé, puis prélevez-en les feuilles. Chauffez légèrement les feuilles au four, puis écrasez avec un rouleau à pâtisserie pour ramollir celles-ci. Appliquez ensuite sur la zone à soigner trois épaisseurs de feuilles et recouvrez la zone de gaze. Entourez la bande sans trop serrer, puis laissez agir quelques heures.


Les bains de pied au bicarbonate de soude

Excellent pour traiter les mycoses plantaires, le bicarbonate de soude permet de limiter les odeurs sur le long terme, grâce des propriétés absorbantes. Si vous avez ce genre de souci, il vous sera conseillé de réaliser un bain de pieds au bicarbonate de soude de 1 à 2 fois par semaine. Chaque bain de pied doit durer environ une dizaine de minutes au minimum.

Voici la recette :

Faites bouillir de l’eau dans une casserole, puis diluez 4 cuillères de bicarbonate (sous forme de poudre) dans une bassine remplie d’eau tiède. Relaxez-vous le temps qu’il faut puis pensez à bien vous sécher, y compris entre les orteils. Il faut noter que les mycoses demeurent une pathologie qu’il convient de faire examiner par un médecin avant toute chose.

 

Huile contre les odeurs de pieds

 

Ingrédients

  • 30 ml d’huile végétale de noyau d’abricot
  • 10 gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé (tea tree) bio
  • 10 gouttes d’huile essentielle de patchouli bio
  • 10 gouttes d’huile essentielle de lemongrass bio

 

Équipement

  • Un flacon doseur d’huile essentielle

 

  1. Versez l’huile de noyau d’abricot dans le flacon doseur.
  2. Ajoutez-y les huiles essentielles.
  3. Mélangez.
  4. Mettez quelques gouttes de la recette au creux de la main.
  5. Frottez vos mains et appliquez l’huile sur les pieds tout en massant.

 

Conseils

  • Vous pouvez appliquer cette huile 2 fois par jour pour lutter contre la transpiration des pieds et les mauvaises odeurs de pieds. En revanche, si vous voulez l’utiliser pendant 15 jours, limitez-vous à 5 applications par semaine.
  • Cette recette est contre-indiqué chez les femmes enceintes et allaitantes et chez les enfants.

 

Recette de bain de pieds relaxant

Ingrédients

  • 3 c. à soupe de sel d’Epsom
  • 3 c. à soupe de bicarbonate de soude
  • Environ 4 litres d’eau chaude

Équipement

  • Une bassine
  • Une serviette

 

  1. Versez l’eau chaude dans une bassine.
  2. Ajoutez-y le sel d’Epsom et le bicarbonate de soude.
  3. Mélangez.
  4. Plongez-y vos pieds pendant 10 à 15 minutes. Détente assurée !
  5. Séchez bien vos pieds et appliquez votre crème hydratante habituelle.

 

Conseils

  • Où acheter du sel d’Epsom ? On peut trouver du sel d’Epsom dans les magasins bio, les parapharmacies et sur internet.
  • Si vous n’avez pas de sel d’Epsom chez vous, vous pouvez utiliser du gros sel.